Elle s’appelait Sarah

affiche-sarahElle s’appelait Sarah
Drame historique
Adapté de Elle s’appelait Sarah écrit par Tatiana de Rosnay
Réalisation Gilles Paquet-Brenn
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Avec: Kristin Scott Thomas (Julia Jarmond), Mélusine Mayance (Sarah), Niels Arestrup (Jules Dufaure), Aidan Quinn (William Rainsferd)

Le film est sorti l’année dernière mais le DVD vient de sortir et je ne peux m’empêcher de vous en parler.

Voici le résumé de la FNAC (c’est bien fait, donc je copie) :
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.

Destins croisés de cette petite fille dans la tourmente de l’histoire et de cette femme à un tournant de sa vie, on passe de l’histoire de l’une à l’histoire de l’autre, frustrés  sur le moment de ne pas en savoir plus sur l’une mais avide de savoir ce qui suit pour l’autre.  Tout au long du film on veut savoir, on redoute de savoir, on espère savoir… et on est surpris.

Kristin Scott Thomas est tout simplement magnifique, forte et fragile à la fois, totalement investie par cette enquête qui l’amène vers un secret de famille (celle de son époux); Mélusine Mayance est formidable dans ce rôle vraiment pas évident pour une petite fille; Niels Arestrup est  tout en pudeur, en retenue et en puissance.

La reconstitution de la rafle du Vél D’hiv est magistrale, ainsi que celle de Drancy. Très vite, je ne me suis plus sentie spectatrice. J’y étais, je sentais ces odeurs de peur, de saleté, de promiscuité, cette chaleur étouffante, j’ai ressenti une angoisse terrible et j’ai commencé à pleurer pour ne m’arrêter que 10 mn après la fin du film. Je sais que le film a été parfois critiqué sur le thème « c’est facile de faire pleurer dans les chaumières avec ce genre de sujet ». Pour ma part, j’ai trouvé que le ton était juste.

Je suis restée sous le choc du film et je ne me résous pas à lire le livre de Tatiana de Rosnay car je suppose que la puissance des mots me chamboulerait tout autant et je n’y suis pas encore prête.

En dehors de l’histoire qui est à la fois belle et épouvantable, formidablement bien écrite, la réalisation toute en retenue fait de ce film une pièce de plus au devoir de mémoire. Parfois une fiction apporte tout autant qu’un témoignage.

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