Japon, mon amour…

japonIl m’est particulièrement difficile en se moment de regarder les actualités.

Je n’ai rien envie de savoir de plus.

Je ne réaliserai jamais mon rêve en allant au Japon. Ce japon n’est plus désormais.

C’était bien sûr un japon fantasmé.

Celui de l’esthétisme, du rapport à la nature, à l’art si délicat et si intense, ce sens du beau qui va jusque dans l’assiette, cette quête du sens qui va jusque dans les jardins. Celui des anime et de la hifi et des raves sur fond de Fuji-Yama. Celui des manga et des estampes, celui des haïku et de Goldorak.

Celui que je pensais enfin aller rencontrer en 2013, pour fêter hanami l’année de mes 40 ans (puisque tout le monde me dit de mettre de côté les sous que je ne dépense plus en cigarettes). Aller pique-niquer sous une pluie de pétales de fleurs, j’en rêve depuis plus de 20 ans.

Je me dis que la nation qui a surmonté Hiroshima et Nagasaki devrait s’en sortir. Mouais. Pas convaincant pour deux sous. A l’heure actuelle, des hommes sont en train d’essayer de faire en sorte qu’une centrale ne leur pète pas à la figure. Il est fort à parier qu’ils le font en sachant qu’ils se condamnent  en même temps. La terre tremble, la planète change d’axe. Et au milieu de tout ça, autant d’individus qui doivent survivre à ce traumatisme. C’est à l’autre bout du monde. Ça pourrait être chez nous. Ce n’est pas maintenant, où tout se passe, qu’on peut savoir ce qu’il adviendra de ce pays à la fois ouvert et très secret, fascinant parce que jamais totalement compréhensible pour un non japonais.

Et puis je pense à elles. Mes deux correspondantes avec qui j’ai eu tant de plaisir à partager, mais que j’ai perdues de vue parce que comme tout le monde, je me laisse happer par le quotidien. Je leur ai envoyé un mail.

Le tien Yuki est revenu avec la mention « cette adresse internet n’existe plus ». Je n’ai pas d’autre moyen de te contacter.

Le tien Tomoko est visiblement arrivé je ne sais où. Je me souviens de notre rencontre à Paris. Ton voyage de noces.  Tu avais pris une soirée pour me rencontrer. Ton mari si charmant. Tes parents qui m’avaient impressionnés ; les regards attendri sur mon loulou qui tétait et qui faisait du charme à ta maman et ta belle-mère, ravi de récolter tous les « kawaï » qui lui étaient adressés. Je me souviens de mon émotion quand j’ai vu la photo de ta fille, toi qui pensais que tu n’aurais pas de bébé. J’imagine le pire, j’espère le meilleur.

Et je ne sais pas comment conclure ce post…

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