Japon, mon amour… suite

350x401-cTravail magnifique de Cali Rezo,Tremblements, (Peinture numérique – autoportrait)
Projet Tsunami, pour aider le Japon avec son crayon. Ce projet reversera tous les bénéfices à Give2Asia. Projet à l’initiative de CFSL.net ; informations : « Tsunami, des images pour le Japon« 

 Je vous engage vivement à aller voir les illustrations qui sont en ligne et à acheter le livre qui sera tiré de cette initiative.

 J’ai fait une pause blogeste. De mon dernier article, vous avez du déduire que j’étais particulièrement touchée par ce qui se passait au Japon. J’attendais que la situation s’améliore…

J’attends encore. Tandis qu’à Fukushima on se bat encore, dans certains  journaux en ligne français, on ne parle de cette centrale (et de celle d’Onagawa) qu’après la question cruciale – s’il en est ! –  de savoir s’il faut encore faire un régime. Cyniquement, j’aurais tendance à penser que  ces centrales n’ont peut-être pas sauté assez vite…

Plus assez de morts, coco. Pour le sang à la une, changeons de région, le Moyen-Orient est super porteur cette semaine…

Attention, personnellement je ne hiérarchise pas une souffrance à une autre. Quoique ; la souffrance des demoiselles trois kilos à perdre devant leur assiette de haricots verts vapeur me laisse… indifférente.

 Je me suis aussi rendue compte que je m’étais éloignée d’un de mes sujets d’exploration favori, même si je n’y ai pas encore mis les pieds. Loin des yeux, loin du coeur. et des regrets. J’ai négligé un premier amour…

Parfois je me dis qu’on ne va pas au Japon. On « entre en » Japon comme on « entre en » religion. Pour un occidental, je pense qu’il est impossible de comprendre totalement  ce pays et les gens qui l’habitent. Ça demande un sacré lâcher-prise que de vouloir côtoyer cette culture ; pas les mêmes repères, pas les mêmes reflexes.

Ils naissent avec l’idée du « Big One », vivent avec, supporte les conséquences de ce qui vient d’arriver avec stoïcisme, dignes, toujours si dignes, et pudiques. Ils retroussent les manches, continuent à aller bosser, à mener une vie on ne peut plus quotidienne. Le quotidien comme moyen de résistance à l’incontrôlable et à la dévastation. Ici on ne comprend pas. On s’interroge sur notre incapacité à comprendre ce ressort chez les japonais. Ce n’est tellement pas « nous », c’est tellement « eux ». Finalement, c’est en face de ces catastrophes qu’on appréhende le mieux ce qui est le fossé entre Occident et Japon. Et pourtant, nous sommes, de part et d’autre, prompts à dresser des ponts au dessus de ce fossé, tels des aimants à pôles opposés qui ne peuvent que s’attirer.

 J’ai remis mes pas dans ceux que j’avais déjà laissés sur le chemin qui me mène irrésistiblement vers ce pays. Relus quelques trucs, revus quelques trucs…  abordé des nouveautés, comme je vais vous en reparler d’ici peu…

Et retrouvé cet amour d’antan, mystérieux et fascinant… C’est chouette de pouvoir retomber amoureuse du Japon une nouvelle fois.

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