Charley Davidson

charle10Par l’éditeur :

Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…

 J’ai décidé pour ces vacances de me plonger dans de la littérature fun. Envie de légèreté. Na.. Et j’avoue qu’avec Charlotte Jean Davidson, alias Charley (oui oui, il y a bien un jeu de mot), j’ai été gâtée 🙂

 Autant vous le dire cette fille est folle. Enfin pas au sens strict du terme. Fo-folle serait plus juste. Dégeantée. Barrée. Mais drôle, drôle !

Il faut dire que voir des morts depuis l’enfance, et se rendre compte qu’on a la tâche de les faire accéder à l’au-delà pourrait en perturber plus d’un. Alors Charley a choisi sa façon bien à elle de s’en sortir mentalement : inattention (elle le dit elle-même)

Dieu merci, j’ai la capacité de concentration d’un moustique

 et le déni

 je suis très douée pour vivre dans le déni.

 Confortable pour affronter le regard des gens qui l’entourent et qui soit ne comprennent pas ce qu’elle est et la prennent au mieux pour une folle, au pire pour une folle (non il n’y a pas de faute de frappe 😛 ), soit la croient et l’utilisent, comme son oncle, flic de son état, ou les morts qui veulent faire passer des messages.

Charley est aussi détective privée et consultante auprès de l’APD, l’Albuquerque Police Department. Ce qui veut dire en fait qu’elle bosse avec son oncle Bob quand il en a besoin.

Depuis un mois, elle fait ces rêves totalement fous et définitivement érotiques qui la laissent épuisée, mais comblée. Du coup, être dérangée par oncle Bob qui lui téléphone à 4h30 du matin, ouvrir l’œil pour trouver un mort au pied de son lit sans avoir de caféine à portée de main (sa drogue personnelle c’est le café) augure mal de sa journée. Se retrouver mêlée à trois meurtres au petit matin aussi. Il faut dire que le mort du pied du lit est une des victimes…

Heureusement il y a Cookie, sa meilleure amie – confidente – secrétaire – voisine de palier pour lui permettre de faire le point, rester toujours optimiste, et la bourrer de caféine.

 ce premier opus d’un série qui en compte 4 pour l’instant est donc bourré d’humour, entre la vision des choses de Charley

Pour moi, cette douche, ce fut juste le paradis recouvert de chocolat chaud

 et sa façon gérer les évènements

 Je sortis de la douche et attrapai un flacon en plastique sur le meuble-vasque
— Si vous posez un pied dans cette salle de bains, je ferai fondre votre visage avec mon antiparasite transcendantal.
—Sérieux ? fit-il en écarquillant les yeux

—Non, dis-je en me dégonflant. (J’avais toujours beaucoup de mal à mentir aux défunts.) C’est juste de l’eau. Mais ne le dites pas à M. Habersham, le type mort du 2B. Cette bouteille est la seule chose qui tienne ce vieux cochon à l’écart de ma salle de bains.)

 et les ouvertures de chapitres, des citations du genre

« Vous savez que vous souffrez de troubles de l’attention quand… «Regarde ! Un poulet !» TEE-SHIRT

Il y a aussi

– de l’action

Quelque chose passa à toute vitesse à la périphérie de mon champ de vision,sans doute un poing, et fut rapidement suivi par une explosion de douleur dans ma mâchoire. En tombant à travers la lucarne, je ne pensai qu’à une seule chose : « Et merde! »

 – de la passion

Les rêves étaient si réels, et si vivaces les sensations et les réponses que provoquaient ses caresses. Je pouvais presque le sentir, justement, ses mains remontant le long de mes cuisses, comme s’il était dans la douche avec moi à ce moment précis. (non je n’ai pas mis toute la scène dans ma citation 😛 )

– des personnages hauts en couleur :

 L’oncle Bob poussa un profond soupir et fit claquer l’élastique en caoutchouc qu’il portait au poignet. Il m’avait expliqué que ça faisait partie de son programme de gestion de la colère. Mais je ne voyais absolument pas comment vous faire mal pouvait vous aider à maîtriser votre colère.

 – des révélations sur le passé de Charley qui permettent de mieux comprendre sa psychologie

 – du mystère (mais qui est donc Reyes ?)

 – et des morts, pleins de morts eux aussi hauts en couleur

 Je me suis beaucoup amusée avec elle et vais sûrement lire la suite en anglais (chui pas patiente lol)

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Sorcière pour l’échafaud

harrison1bPrésentation de l’éditeur : Rachel Morgan est une jeune femme comme les autres… mais il ne faut pas se fier aux apparences : c’est une sorcière ! Après sept ans passés à chasser les criminels qui se cachent parmi les créatures de la nuit, Rachel démissionne et lance sa propre agence. Le seul problème, c’est que personne n’est censé quitter cette police très spéciale, et Rachel est aussitôt traquée par des tueurs munis d’un bel assortiment de malédictions bien vicieuses. Le seul moyen de s’en sortir ? S’associer avec une vampire envoûtante et pour le moins inquiétante…

Nous voici entrainé dans un monde qui fut décimé par une maladie, appelée l’Ange, véhiculée par des tomates transgéniques. Cette maladie foudroyante, échappée d’un laboratoire de biogénétique militaire, a décimé la population humaine et les elfes, mais n’a pas touché les Outres, autrement dit les garous, vampires, fées, pixies, leprechauns, mages et sorciers. La population surnaturelle, voyant que le nombre d’humains rescapés égalait en force celle des surnaturels, a fait son coming-out. La cohabitation humain/Outres a donc commencé. Du chaos né de l’hécatombe humaine et de ce coming-out, sont nées deux forces de police qui ont remplacé toutes celles existantes : le Bureau Fédéral de l’Outremonde (BFO, structure purement humaine qui a remplacé toutes les forces de l’ordre existant auparavant, créée pour évincer les Outres de leurs rangs, et dont l’obsession est de trouver et détruire tous les laboratoires de biogénétiques clandestins puisque la biogénétique est mis au banc) et le Service de Sécurité de l’Outremonde (SO, crée par les Outres rejetés de leurs postes des forces de l’ordre, qui de fait règle tout ce que le BFO n’arrive pas à gérer, et qui elle est obsédée par le soufre, une drogue qui détruit la cervelle de ceux qui la consomme).

Rachel Morgan est Agent du Service de Sécurité de l’Outremonde, une Coureuse comme on les appelle. C’est une sorcière de terre, une sorcière blanche. Elle a dans la vingtaine. Rousse, fraiche, spontanée, pleine d’humour, battante, grande, plate comme une limande – ce qui la mortifie – et elle cache ses taches de rousseur grâce à un charme offert par feu son papa – chacun a ses complexes.

Depuis quelque temps, elle se coltine des missions pourries et sa carrière s’en ressent. De toute façon, son chef, Denon, ne peut pas l’encadrer. Le rêve de Rachel: arrêter de travailler pour le SO. Le hic, c’est que personne ne démissionne du SO. Jamais. Enfin presque, mais le dernier Coureur qui ait démissionné a fini en puzzle sous le porche de sa maison. Il se murmure que le SO a y voir quelque chose.

Après une énième mission poubelle, Rachel craque et démissionne, persuadée qu’on ne met pas un contrat sur la tête d’un employé dont on veut se débarrasser.

Oui mais – car bien sur il y a un oui mais – sa démission entraine celle de Ivy, magnifique brune, vampire vivante de son état, meilleure Coureuse du SO, qui décide de la suivre, de s’associer, et de cohabiter avec elle. Et ça, ça met vraiment le SO en pétard, surtout Denon, qui se jure d’avoir la peau de Rachel.

Flanquée d’Ivy, qui se montre de plus en plus inquiétante – en aurait-elle après le cou de Rachel ? – et de Jenks, pixie free-lance avec qui Rachel a déjà travaillé, elle décide de réaliser un grand coup en faisant plonger un baron de la drogue pour racheter le contrat lancé sur sa tête. Tout cela en évitant tous les tueurs à gage déjà à ses trousses.

Rachel est un personnage comme je les aime ; têtue, fragile, forte, pleine d’idéaux, et bourrée d’humour.

L’action se déroule sans temps mort, trépidante, les personnages sont bien campés, avec suffisamment de zones d’ombre pour qu’on se demande ce qu’ils cachent. La relation explosive du trio Rachel-Jenks -Ivy est très intéressante. Entre Ivy qui lutte contre la soif de sang (elle a décidé de devenir abstinente trois ans auparavant) et le désir qu’elle éprouve pour Rachel, Jenks mouche du coche survitaminée toujours en train d’asticoter l’une ou l’autre, Rachel qui se défie des relations aux autres (son père lui a suffisamment seriné de se débrouiller seule dans la vie) et a peur des crocs d’Ivy, les dialogues sont souvent savoureux.

Bref, un bon moment de lecture, que je vais poursuivre avec les 8 tomes suivant, dont 4 non pas été traduits de l’anglais, mais ce n’est pas ça qui va m’arrêter ! :o)

Potion macabre

rebecca-kean--tome-3---potion-macabre-877602-250-400Présentation de l’éditeur: avoir une fille en pleine crise d ado quand on a 27 ans, ce n est déjà pas de la tarte mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insurmontable. Comme si je n avais déjà pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sème la pagaille dans toute la région et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais sûrement à l horizon…

Ma sorcière préférée est de retour ! Toujours aussi teigneuse, vicieuse, dure à cuire, mais aussi toujours aussi attachante !
Dans ce tome, sa vie personnelle est toujours aussi compliquée : elle est liée à trois hommes différents par des liens métaphysiques, soit : Bruce le loup-garou auquel elle est contre toute attente appareillée, Mark le demi-démon qui la harcèle à cause du Maalat, et enfin Raphaël le vampire avec lequel elle vit une liaison passionnée.
Sa fille Léonora, hybride vampire, grandit plus vite que le cœur d’une maman ne peut le supporter (lol) du fait de son héritage biologique, et l’adolescence qui pointe son bout du nez n’est franchement pas de tout repos.
Sur le plan professionnel, elle est toujours Assayim du Directum du Vermont et professeur de français à l’université de Burlington.
A cause d’un banal cambriolage perpétué par un gorille-garou, la voilà impliquée dans une sombre histoire de potionneuse, avec un mystérieux grimoire à vous ficher la chair de poule, des meurtres, et de la politique entre clans… Rebecca est encore en danger de mort une fois de plus.
Il lui faut aussi gérer l’absence de Raphaël, appelé à New-York par le Mortefilis (Haut Conseil vampire) qui lui a laissé la charge de son clan en tant que compagne, à elle, une Vikaris !
Bref, Rebecca a fort à faire…

Toujours aussi bien écrit, toujours aussi haletant, ce troisième tome d’une série de 7 (ouiiiii 7 ! je bave devant mon écran, de joie !) tiens toutes ses promesses et nous laisse sur un cliffhanger à pas piquer des vers !

Je salue ce genre de série ou l’auteur a décidé du nombre de ses livres, sait où il va, a déjà prévu la fin de sa saga, car cela donne une cohérence et une progression toute à fait délectable. Prochain tome prévu en octobre 2012… Je piaffe d’impatience !

Les filles de Mr Darcy

5189ow10Présentation de l’éditeur : vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures, et des amours, inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen.

Dans le cadre du challenge Austenien, j’ai décidé de me plonger dans « les filles de Mr Darcy ».

J’étais curieuse de voir ce que pouvait donner une suite à ce merveilleux roman que j’aime tant, Orgueil et préjugés.

Il est difficile de résumer le livre, car il est, à l’instar de ce que Jane Austen écrivait, une suite de petites anecdotes quotidiennes qui prennent sens dans un mouvement plus vaste qui est la vie ; et commencer à en expliquer les moindres détails serait déflorer le plaisir de le lire. Disons que nous suivons les péripéties des 5 jeunes filles, les circonvolutions amoureuses que certaines vivent. Et surtout que chacune se trouve au milieu d’un beau scandale potentiel, ce qui va mettre la famille sur les charbons ardents !
Le plaisir vient justement des descriptions de ces évènements, et des dialogues qui en découlent.
On sent que « Miss Aston » est une vraie fan de Jane Austen, et qu’elle est vraiment imprégnée par sa façon d’écrire. Bien sûr, personne ne peut atteindre le charme, l’impertinence, la précision, bref le style incomparable d’Austen (style que Nabokov comparait à une « fossette particulière », ce que je trouve bien vu, donc je le cite).
Elle campe très bien ses personnages, les descriptions sont savoureuses, les personnalités bien définies.
Un peu déçue par la vitesse avec laquelle les intrigues sont dénouées, ça aurait pu voir un peu plus de finesse.
Bref, j’ai pris plaisir à lire ce livre, là où j’avais très peur d’être très déçue ; on ne s’attaque pas à écrire à la Jane Austen facilement.

Nous sommes en 1818 et faisons connaissance avec les 5 filles Darcy, confiées à des cousins londoniens alors que leurs parents partent pour Constantinople, M Darcy y étant envoyé en mission diplomatique d’un an. Elles vivent chez les Fitzwilliam et fréquentent assidument les Gardiner, des cousins eux-aussi. Cette visite d’un an est aussi l’occasion de faire leur entrée dans le monde pour les jeunes filles, toute au moins pour les quatre premières.

Laetitia 21 ans
D’une beauté classique, elle est considérée comme la plus belle fille des Darcy. Un peu austère, elle fait preuve d’une imagination débordante quand il s’agit d’imaginer ce qui peut arriver de pire à son entourage. Il y a toujours une bande de voleurs au coin du bois, un naufrage au coin de la vague, un accident de la circulation au coin de la rue… Depuis 3 ans, elle porte le deuil d’un fiancé mort à Waterloo, et refuse d’envisager de sortir de ce deuil. Obstinée, elle ne comprend pas que ses parents ne lui aient pas confié ses sœurs et les aient pas laissées à Pemberley. Son envie de régir ses sœurs lui attire les foudres de celles-ci, mal à l’aise avec son côté autoritaire et donneuse de leçon.

Camilla ,20 ans
C’est elle qui ressemble le plus à sa mère. Entourées de sœurs toutes très jolies, elle paraît physiquement plus terne. Mais elle a de l’esprit, une grande culture – elle lit beaucoup et ses sœurs la traite parfois de bas-bleu – une pointe de causticité, de l’humour, un cœur généreux et la capacité à toujours voir le bon côté des choses. C’est, il faut le reconnaître, le personnage principal.

Belle et Georgina, les jumelles, 17 ans.
Surnommées « jour » et « nuit » par la bonne société car l’une est brune, l’autre blonde, et partagent les mêmes yeux violets ensorcelants. Leur complicité est sans défaut, leur espièglerie, souvent tintée de méchanceté, inaltérable. Toutes heureuses d’être à Londres et ne voulant se refuser aucuns des plaisirs qui leurs sont proposés, des emplettes aux bals, elles montrent une détermination sans faille à participer elles aussi à la Saison qui s’annonce.

Alethea, 16 ans.
C’est la seule fille Darcy qui ressemble physiquement à son père, dont elle possède le côté tranchant. Jolie jeune femme en devenir, c’est une passionnée de chant. Son regard sans aménité sur les situations rencontrées par les unes et les autres fait parfois grincer des dents les protagonistes. Sa gouvernante, madame Griffin, passe plus de temps à rédiger un roman qu’à superviser ses études.

Kates Daniels de Ilona Andrews

090707014917754456Présentation de l’éditeur : à Atlanta deux réalités s’opposent : celle de la technologie et celle de la magie. Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu’elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l’occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi. Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n’attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.

Ça y’est ! J’ai encore succombé à une lecture de Cess ! Quand j’ai lu sur son blog qu’elle avait rencontré un héro qui rejoignait à son panthéon personnel ce cher Barrons, je n’ai pu que me jeter dans le bouquin !

Nous voilà projetés un monde étrange, celui de Kate Daniels, un monde que l’ont découvre post-catastrophe. Une trentaine d’année auparavant la magie a frappé le monde technologique, détruisant sur son passage des pans entiers de l’architecture de la ville d’Atlanta. La magie est une sorte de courant, de mer, qui se déverse au quotidien dans les rues. Elle peut être apprivoisée, utilisée, mais pas domptée. Par vague, elle apparaît et disparaît, mettant en berne les objets technologiques du quotidien. Le monde subit la lutte entre vague tech et vague magique, s’agrippant aux objets technologiques, essayant de maitriser la magie.
Dans cette époque, avoir un cheval est un luxe qui permet d’avoir un moyen de locomotion rapide qui ne subit pas les commotions des vagues successives.
Dans ce monde, l’être humain côtoie des créatures surnaturelles.
D’un côté nous avons le Peuple, constitué des Nécromants qui « pilotent » par l’esprit des vampires, coques vides assoiffées de sang, et qui risquent de se griller cerveau à chaque fois que leur vampire est blessé ou tué. Autant vous dire que ces vampires là sont loin d’être sexy en diable. Plus ils sont âgés plus leur corps subit des transformations qui les rends quadrupèdes.
D’un autre côté, nous avons les métamorphes de tout poil, loup-garous, lynx-garous, rats-garous… Et les terribles Wolfs, garous qui ont pété les plombs et se transforment en monstres sanguinaires et pervers. Il y a aussi un bestiaire non exhaustif de bêtes surnaturelles en tout genre, gluantes, poilues, à cornes, déchaînées et qu’il faut éradiquer. Enfin, l’intervention de bêtes mythologiques, de demi-dieux…

Et au milieu de tout ça, il y a les humains. Kate Daniels est de ceux-là. Et encore, il y a les gens du commun, les sorcières les mages… Évidemment les structures politiques ont profondément changé à cause de l’attaque de la première vague magique. Atlanta le peuple et les métamorphes maitrisent chacun une portion de territoire. À côté de ces deux potentats, il y a les structures humaines, dont l’Ordre, une organisation puissante, dont le but est de répondre à chaque personne la saisissant d’un problème magique.
Mais saisir l’Ordre, c’est perdre toute autonomie quant au moyens utilisés et aux décisions prises pour résoudre le problème. Il y a aussi la Guilde, constituée de mercenaires qui eux aussi courent derrière les phénomènes et bêtes de tout genre pour les éradiquer, pour toucher des primes par forcément substantielles.

Revenons à Kate. Quand on la rencontre, elle est mercenaire pour la Guilde, sa zone d’action n’est pas celle qui rapporte le mieux. C’est une dure à cuire. Normal, quand on a un terrible secret à conserver, et qu’on a été élevée pour cacher ses origines à tous. Son enfance n’a été qu’un vaste entrainement pour devenir une tueuse, rejetant toute attache affective pour qu’on n’ait pas prise sur elle. Elle maitrise la magie, joue de l’épée comme personne, et se prend parfois des raclées phénoménales lors de ses traques. Elle ne mâche pas ses mots non plus… Sa devise pourrait être «la défense c’est l’attaque».
Évidemment, elle a en face d’elle un potentiel masculin fort séduisant, Curran, seigneur des métamorphes, lion garou, beau comme il est pas permis, dominateur, maniaque du contrôle intelligent, stratège, manipulateur…
Leur première rencontre est forcément explosive :

– Quel genre de femme accueille le Seigneur des Bêtes d’un « ici minou, minou » ?
– Unique en son genre.

Et Curran donne très vite le ton à leur relation :

– Une dernière chose, Votre Majesté. J’aimerais un nom que je puisse mettre dans mon rapport. Quelque chose de plus court que « Dirigeant de la Faction Méridionale des Changeformes ». Comment puis-je vous appeler ?
– Seigneur.
Je roulais des yeux. Il haussa les épaules.
– C’est plus court.

Elle l’exaspère au plus haut point, elle refuse de se laisser dominer. Le jeu entre eux commence, fait de vannes, de vacheries, de tentative d’étranglement… et de rapprochement.

J’ai lu les 4 volumes à la suite donc je préfère vous donner mon sentiment général sur la série plutôt que d’essayer de vous raconter les intrigues. Chaque volume donne lieu à une enquête sur un phénomène paranormal, menaçant de tour détruire sur son passage, et chaque histoire commence avec au moins un cadavre.
Ils peuvent se lire indépendamment, mais les fils rouges de la série sont les rapports de Kate et Curran (of course), la mise en danger du secret des origines de Kate, et l’évolution de ses relations avec les amis qu’elle se fait en dépit de son éducation.

Les points faibles à mes yeux:
– j’avoue mettre parfois ennuyée pendant les descriptions, nombreuses, d’Atlanta (si on ne connait pas la ville, ce n’est pas forcément intéressant de savoir que tel territoire s’étend de telle rue à telle rue), des monstres tous plus monstrueux que combat Kate (on peut reconnaître aux Andrews beaucoup d’imagination) et des armes employées par les uns ou les autres. Un peu gore parfois les combats d’ailleurs.
– Ça confuse un peu beaucoup au départ, en tout cas je n’ai pas tout de suite compris les subtilités de positionnement entre la Guilde, l’Ordre, qui fait quoi dans l’Ordre…

Les points forts:
– la personnalité de Kate : une vraie teigne, au cœur tendre, jusqu’au-boutiste, passionnée mais qui craint terriblement de s’attacher aux gens tout en ayant une grande soif d’amour. Elle se sent maudite par ses origines, persuadée qu’elles n’amèneront que sa propre mort et la destruction de tous ceux qu’elle aime
– Curran : graouu 🙂 exaspérant, attachant
– l’évolution de leur relation: se faire la cour en se tapant dessus et en se lançant des vacheries au visage, ça décoiffe, on attend avec impatience leur rencontre pour déguster la tension entre eux, se demander quand ils vont enfin se laisser aller, laisser place aux sentiments qu’on devine…
– les personnages secondaires bien campés
– je trouve que les livres sont de plus en plus clairs, intéressant et intense au fur et à mesure de l’évolution de la série.

Bref je remercie Cess de m’avoir (encore!) fait passer de bons moments de lecture, et même si je n’ai pas encore trouvé la série qui me scotchera plus que les « fièvre », celle de Kate Daniels m’a ma foi bien plu, donc je vous en parle 🙂

Cœur rebelle de Victoria Dahl

victoria-dahl-cc593ur-rebellePrésentation de l’éditeur: dans l’Angleterre du XIXe siècle, Marissa York est une jeune fille de bonne famille, qui par son caractère un peu trop rebelle se retrouve compromise, après une embarrassante fin de soirée. Son frère, Aidan, lui trouve un prétendant de secours en la personne de Jude Bertrand qui, séduit par le côté impétueux de la demoiselle, se propose de l’épouser afin de sauver sa réputation. Cette idée n’est cependant pas du goût de l’intéressée, qui estime que Jude n’est pas l’homme idéal. Certes, ce n’est pas un gentleman : sa carrure imposante et ses traits grossiers peuvent effrayer de prime abord. Cependant, les opinions et les sentiments peuvent changer.

Voici une romance qui détonne des habituelles.

Marissa est belle, certes, mais aussi superficielle et diablement sensuelle. Elle est inconvenante. Au point d’avoir donné sa virginité pour voir ce qu’était le sexe, et de refuser d’épouser son amant de circonstance, au motif qu’il a été décevant !

Découverte par son frère à l’issue de cette navrante expérience, la voilà embarquée dans des fiançailles de convenance avec l’ami d’un de ses frères, pour étouffer le scandale.

Malheureusement, il cumule les tares : il est le bâtard d’un Duc, qui l’a reconnu et élevé, et il est laid : un visage au traits rugueux sur une armoire normande. Alors que Marissa, elle, passe son temps à reluquer les cuisses légères d’hommes bien plus raffinés quant à leurs traits et à leur mise…

Mais Jude Bertrand est irrésistiblement attiré par cette fiancée qu’il a tout de suite cernée: inconvenante, volcanique, superficielle, magnifique. Ce qu’il veut : la séduire, la faire tomber amoureuse et se marier, mais surtout ne pas la changer… Ce qu’elle désire : rompre ces fiançailles au plus vite !

Le jeu de la séduction commence…

J’ai trouvé les personnages crédibles, une grande liberté de ton régnant dans leurs échanges, emprunts de sensualité et de vérité. Les scènes intimes entre eux sont bien écrites et très « caliente ». Enfin une héroïne qui n’est pas une oie blanche, qui ne découvre pas sa féminité en tremblant ou en ne comprenant pas ce qui lui arrive!

 J’attends la suite !