Kates Daniels de Ilona Andrews

090707014917754456Présentation de l’éditeur : à Atlanta deux réalités s’opposent : celle de la technologie et celle de la magie. Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu’elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l’occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi. Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n’attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.

Ça y’est ! J’ai encore succombé à une lecture de Cess ! Quand j’ai lu sur son blog qu’elle avait rencontré un héro qui rejoignait à son panthéon personnel ce cher Barrons, je n’ai pu que me jeter dans le bouquin !

Nous voilà projetés un monde étrange, celui de Kate Daniels, un monde que l’ont découvre post-catastrophe. Une trentaine d’année auparavant la magie a frappé le monde technologique, détruisant sur son passage des pans entiers de l’architecture de la ville d’Atlanta. La magie est une sorte de courant, de mer, qui se déverse au quotidien dans les rues. Elle peut être apprivoisée, utilisée, mais pas domptée. Par vague, elle apparaît et disparaît, mettant en berne les objets technologiques du quotidien. Le monde subit la lutte entre vague tech et vague magique, s’agrippant aux objets technologiques, essayant de maitriser la magie.
Dans cette époque, avoir un cheval est un luxe qui permet d’avoir un moyen de locomotion rapide qui ne subit pas les commotions des vagues successives.
Dans ce monde, l’être humain côtoie des créatures surnaturelles.
D’un côté nous avons le Peuple, constitué des Nécromants qui « pilotent » par l’esprit des vampires, coques vides assoiffées de sang, et qui risquent de se griller cerveau à chaque fois que leur vampire est blessé ou tué. Autant vous dire que ces vampires là sont loin d’être sexy en diable. Plus ils sont âgés plus leur corps subit des transformations qui les rends quadrupèdes.
D’un autre côté, nous avons les métamorphes de tout poil, loup-garous, lynx-garous, rats-garous… Et les terribles Wolfs, garous qui ont pété les plombs et se transforment en monstres sanguinaires et pervers. Il y a aussi un bestiaire non exhaustif de bêtes surnaturelles en tout genre, gluantes, poilues, à cornes, déchaînées et qu’il faut éradiquer. Enfin, l’intervention de bêtes mythologiques, de demi-dieux…

Et au milieu de tout ça, il y a les humains. Kate Daniels est de ceux-là. Et encore, il y a les gens du commun, les sorcières les mages… Évidemment les structures politiques ont profondément changé à cause de l’attaque de la première vague magique. Atlanta le peuple et les métamorphes maitrisent chacun une portion de territoire. À côté de ces deux potentats, il y a les structures humaines, dont l’Ordre, une organisation puissante, dont le but est de répondre à chaque personne la saisissant d’un problème magique.
Mais saisir l’Ordre, c’est perdre toute autonomie quant au moyens utilisés et aux décisions prises pour résoudre le problème. Il y a aussi la Guilde, constituée de mercenaires qui eux aussi courent derrière les phénomènes et bêtes de tout genre pour les éradiquer, pour toucher des primes par forcément substantielles.

Revenons à Kate. Quand on la rencontre, elle est mercenaire pour la Guilde, sa zone d’action n’est pas celle qui rapporte le mieux. C’est une dure à cuire. Normal, quand on a un terrible secret à conserver, et qu’on a été élevée pour cacher ses origines à tous. Son enfance n’a été qu’un vaste entrainement pour devenir une tueuse, rejetant toute attache affective pour qu’on n’ait pas prise sur elle. Elle maitrise la magie, joue de l’épée comme personne, et se prend parfois des raclées phénoménales lors de ses traques. Elle ne mâche pas ses mots non plus… Sa devise pourrait être «la défense c’est l’attaque».
Évidemment, elle a en face d’elle un potentiel masculin fort séduisant, Curran, seigneur des métamorphes, lion garou, beau comme il est pas permis, dominateur, maniaque du contrôle intelligent, stratège, manipulateur…
Leur première rencontre est forcément explosive :

– Quel genre de femme accueille le Seigneur des Bêtes d’un « ici minou, minou » ?
– Unique en son genre.

Et Curran donne très vite le ton à leur relation :

– Une dernière chose, Votre Majesté. J’aimerais un nom que je puisse mettre dans mon rapport. Quelque chose de plus court que « Dirigeant de la Faction Méridionale des Changeformes ». Comment puis-je vous appeler ?
– Seigneur.
Je roulais des yeux. Il haussa les épaules.
– C’est plus court.

Elle l’exaspère au plus haut point, elle refuse de se laisser dominer. Le jeu entre eux commence, fait de vannes, de vacheries, de tentative d’étranglement… et de rapprochement.

J’ai lu les 4 volumes à la suite donc je préfère vous donner mon sentiment général sur la série plutôt que d’essayer de vous raconter les intrigues. Chaque volume donne lieu à une enquête sur un phénomène paranormal, menaçant de tour détruire sur son passage, et chaque histoire commence avec au moins un cadavre.
Ils peuvent se lire indépendamment, mais les fils rouges de la série sont les rapports de Kate et Curran (of course), la mise en danger du secret des origines de Kate, et l’évolution de ses relations avec les amis qu’elle se fait en dépit de son éducation.

Les points faibles à mes yeux:
– j’avoue mettre parfois ennuyée pendant les descriptions, nombreuses, d’Atlanta (si on ne connait pas la ville, ce n’est pas forcément intéressant de savoir que tel territoire s’étend de telle rue à telle rue), des monstres tous plus monstrueux que combat Kate (on peut reconnaître aux Andrews beaucoup d’imagination) et des armes employées par les uns ou les autres. Un peu gore parfois les combats d’ailleurs.
– Ça confuse un peu beaucoup au départ, en tout cas je n’ai pas tout de suite compris les subtilités de positionnement entre la Guilde, l’Ordre, qui fait quoi dans l’Ordre…

Les points forts:
– la personnalité de Kate : une vraie teigne, au cœur tendre, jusqu’au-boutiste, passionnée mais qui craint terriblement de s’attacher aux gens tout en ayant une grande soif d’amour. Elle se sent maudite par ses origines, persuadée qu’elles n’amèneront que sa propre mort et la destruction de tous ceux qu’elle aime
– Curran : graouu 🙂 exaspérant, attachant
– l’évolution de leur relation: se faire la cour en se tapant dessus et en se lançant des vacheries au visage, ça décoiffe, on attend avec impatience leur rencontre pour déguster la tension entre eux, se demander quand ils vont enfin se laisser aller, laisser place aux sentiments qu’on devine…
– les personnages secondaires bien campés
– je trouve que les livres sont de plus en plus clairs, intéressant et intense au fur et à mesure de l’évolution de la série.

Bref je remercie Cess de m’avoir (encore!) fait passer de bons moments de lecture, et même si je n’ai pas encore trouvé la série qui me scotchera plus que les « fièvre », celle de Kate Daniels m’a ma foi bien plu, donc je vous en parle 🙂

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