Les filles de Mr Darcy

5189ow10Présentation de l’éditeur : vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures, et des amours, inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen.

Dans le cadre du challenge Austenien, j’ai décidé de me plonger dans « les filles de Mr Darcy ».

J’étais curieuse de voir ce que pouvait donner une suite à ce merveilleux roman que j’aime tant, Orgueil et préjugés.

Il est difficile de résumer le livre, car il est, à l’instar de ce que Jane Austen écrivait, une suite de petites anecdotes quotidiennes qui prennent sens dans un mouvement plus vaste qui est la vie ; et commencer à en expliquer les moindres détails serait déflorer le plaisir de le lire. Disons que nous suivons les péripéties des 5 jeunes filles, les circonvolutions amoureuses que certaines vivent. Et surtout que chacune se trouve au milieu d’un beau scandale potentiel, ce qui va mettre la famille sur les charbons ardents !
Le plaisir vient justement des descriptions de ces évènements, et des dialogues qui en découlent.
On sent que « Miss Aston » est une vraie fan de Jane Austen, et qu’elle est vraiment imprégnée par sa façon d’écrire. Bien sûr, personne ne peut atteindre le charme, l’impertinence, la précision, bref le style incomparable d’Austen (style que Nabokov comparait à une « fossette particulière », ce que je trouve bien vu, donc je le cite).
Elle campe très bien ses personnages, les descriptions sont savoureuses, les personnalités bien définies.
Un peu déçue par la vitesse avec laquelle les intrigues sont dénouées, ça aurait pu voir un peu plus de finesse.
Bref, j’ai pris plaisir à lire ce livre, là où j’avais très peur d’être très déçue ; on ne s’attaque pas à écrire à la Jane Austen facilement.

Nous sommes en 1818 et faisons connaissance avec les 5 filles Darcy, confiées à des cousins londoniens alors que leurs parents partent pour Constantinople, M Darcy y étant envoyé en mission diplomatique d’un an. Elles vivent chez les Fitzwilliam et fréquentent assidument les Gardiner, des cousins eux-aussi. Cette visite d’un an est aussi l’occasion de faire leur entrée dans le monde pour les jeunes filles, toute au moins pour les quatre premières.

Laetitia 21 ans
D’une beauté classique, elle est considérée comme la plus belle fille des Darcy. Un peu austère, elle fait preuve d’une imagination débordante quand il s’agit d’imaginer ce qui peut arriver de pire à son entourage. Il y a toujours une bande de voleurs au coin du bois, un naufrage au coin de la vague, un accident de la circulation au coin de la rue… Depuis 3 ans, elle porte le deuil d’un fiancé mort à Waterloo, et refuse d’envisager de sortir de ce deuil. Obstinée, elle ne comprend pas que ses parents ne lui aient pas confié ses sœurs et les aient pas laissées à Pemberley. Son envie de régir ses sœurs lui attire les foudres de celles-ci, mal à l’aise avec son côté autoritaire et donneuse de leçon.

Camilla ,20 ans
C’est elle qui ressemble le plus à sa mère. Entourées de sœurs toutes très jolies, elle paraît physiquement plus terne. Mais elle a de l’esprit, une grande culture – elle lit beaucoup et ses sœurs la traite parfois de bas-bleu – une pointe de causticité, de l’humour, un cœur généreux et la capacité à toujours voir le bon côté des choses. C’est, il faut le reconnaître, le personnage principal.

Belle et Georgina, les jumelles, 17 ans.
Surnommées « jour » et « nuit » par la bonne société car l’une est brune, l’autre blonde, et partagent les mêmes yeux violets ensorcelants. Leur complicité est sans défaut, leur espièglerie, souvent tintée de méchanceté, inaltérable. Toutes heureuses d’être à Londres et ne voulant se refuser aucuns des plaisirs qui leurs sont proposés, des emplettes aux bals, elles montrent une détermination sans faille à participer elles aussi à la Saison qui s’annonce.

Alethea, 16 ans.
C’est la seule fille Darcy qui ressemble physiquement à son père, dont elle possède le côté tranchant. Jolie jeune femme en devenir, c’est une passionnée de chant. Son regard sans aménité sur les situations rencontrées par les unes et les autres fait parfois grincer des dents les protagonistes. Sa gouvernante, madame Griffin, passe plus de temps à rédiger un roman qu’à superviser ses études.

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