Maeve Regan par Marika Gallman

couvmaeve-1présentation de l’éditeur :

Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre. Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu’une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…

 Voilà bien longtemps que je n’ai écrit un billet pour ce blog… et j’ai décidé de revenir avec une excellente série de bit-lit, recommandée encore une fois par Cess 🙂

 Maeve Regan a 21 ans. C’est  une petite jeune fille (mais n’allez surtout pas lui parler de sa taille – environ 1m50), jolie brunette aux yeux verts, qui fait ses études à l’université. Orpheline pratiquement à sa naissance, elle a été élevée par son grand-père, Walter, épaulée par sa voisine Serena, la mère d’Elliot et de Julian. Mais c’est aussi une sacrée personnalité, forte en gueule, à l’humour grinçant, à qui il ne faut pas marcher sur les pieds ; et puis elle boit et elle couche.  Bref, elle est tout ce qu’il y a de plus vivante.

Elle aussi bonne camarade :
– de son meilleur ami Elliot, beau blond aux yeux verts, dont elle déteste la petite amie parce qu’elle est « tout simplement parfaite » (mais quand on remarque les lèvres sensuelles dudit ami et qu’on a régulièrement envie de lui passer la main dans les cheveux, il y a peut-être baleine sous gravillon…)
– de Brianne,  qui a eu tant de mal à se séparer de Marc, qui la battait…

 Et là j’imagine vos sourcils se relever en se disant « euh… elle parle de bit-lit là ? »
Rassurez-vous mes amis 🙂 on va passer rapidement aux choses sérieuses.

 C’est en boite de nuit que nous faisons connaissance de tout ce beau monde. C’est aussi là qu’on se rend compte que Maeve a un petit (sérieux ?) problème de gestion de la colère… C’est en effet ce soir-là qu’elle refait le portrait de Marc, qui a eu le malheur de s’approcher de Brianne. Le soir où elle rencontre un mystérieux beau gosse, qu’elle recroisera bientôt, et qui se contente de regarder pendant que Marc et Maeve se battent violemment.

 S’il s’agissait seulement de ce problème de colère… Mais il y a aussi les rêves qui épuisent Maeve de par leur réalisme. Des rêves de traque, de torture, de mise à mort, de jouissance devant la souffrance infligée…

 Il y a son grand-père, qui s’inquiète de savoir si elle se sent « très en colère depuis quelque temps », et qui lui annonce son départ pour une destination inconnue, tout en lui révélant que ses parents ont été assassinés et qu’il lui en dira plus à son retour…

Ce mystérieux beau gosse, Lukas, qui après lui avoir promis le 7ème ciel, l’assomme,  lui apprend que les vampires existent, crocs à l’appui, et veut se servir d’elle comme monnaie d’échange…

 Après s’être échappée (non je ne vous dirais pas comment), elle retrouve son grand-père qui enfin va lui dire la vérité sur son passé, à moins que ce ne soit que sa vérité ?

 Bon, on n’a pas passé la moitié du livre et je ne peux guère plus vous en dire sans dévoiler une intrigue qu’il vaut mieux lire.

 Sachez juste que j’ai basculé dans la lecture frénétique et le « hors de question de dormir avant d’avoir fini le livre » à ce moment là du texte, pour passer à l’hystérique « mais comment peut-elle (l’auteure) nous laisser sur une fin comme ça » à la fin du deuxième tome, lut dans la foulée et tout aussi rapidement que le premier.couvmaeve2

 Sachez aussi qu’il ne s’agit pas d’une banale histoire de vampire (il y aussi des Sihr, de la magie, une prophétie, de la bagarre, des méchants qui en sont vraiment…) ; que le personnage de Maeve devient de plus en plus attachant au fur et à mesure de la lecture; que j’ai ricané bien des fois grâce à son sens de la répartie ; que les personnages secondaires sont bien campés, bref que tout cela donne un excellent moment de lecture…. Que je suis ravie d’avoir différé ! Parce que le troisième tome ne sort que dans un mois et que je n’aurais pas longtemps à attendre la suite !

 Ah oui ! Précisons que Marika Gallman a prévu 5 tomes pour cette série (et moi j’aime les séries qui ont une fin prédéfinie, parce qu’elles sont souvent plus cohérentes, plus intenses, et qu’on quitte les héros avec un pincement de cœur mais avec tant de plaisir d’avoir lu une œuvre aboutie…)

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Délicieuse effrontée de Victoria Dahl

1302-effrontee_orgPrésentation de l’éditeur : Jamais le scandale n’avait paru si savoureux… Alexandra Huntington attire toutes les convoitises. Lorsqu’un duel coûte la vie à un de ses prétendants, la belle fuit les mondanités. Mais Collin Blackburn, le frère de l’infortuné, a juré de le venger. Alors qu’il rend visite à Alexandra pour lui soutirer des informations sur celui qui l’a tué, elle tombe sous le charme du ténébreux Écossais. Malgré ses réticences, il est envoûté par cette jeune femme indépendante au caractère bien trempé. Collin peut-il vraiment succomber à la tentation et céder aux avances de celle que son frère a aimée jusqu’à son dernier souffle ?

Lady Alexandra Huntington a 19 ans. Sœur d’un duc, c’est une jolie fille à la chevelure brune et aux yeux bleus clairs, petite, intelligente, volontaire, fière, anticonformiste et surtout compromise. Au dernier degré. A 17 ans, elle est surprise par John Tibbenham, un de ses soupirants, dans les bras de Damien Saint-Clair, dans une position plus que compromettante (mais consentie). Tibbenham défie en duel Saint-Clair et meurt d’une balle entre les deux yeux.

 Depuis, Alexandra se terre sur le domaine de son frère, Somerhart, qui l’a éduquée, et avec qui elle entretient une relation pleine de tendresse et de complicité. Elle y exerce les fonctions de régisseur. Habillée en homme car :

Elle était habillée de manière inappropriée, indécente même, mais cela n’avait pas la moindre importance. Alexandra était une femme compromise, elle avait gagné la liberté de n’en faire qu’à sa tête.

Se présente un matin un homme, grand, brun aux yeux gris, venu se confronter à Alexandra au sujet de ce drame. Il s’agit de Collin Blackburn, le demi-frère de John, écossais, bâtard dont le père lui a offert un vicomté, et qui a promit à son père sur son lit de mort de faire traduire en justice l’assassin de son frère. Il croit rencontrer une intrigante, mangeuse d’homme et sans vergogne, il rencontre une jeune femme qui se sent coupable d’avoir provoqué un drame par appétit de la vie et par la découverte de sa sensualité.

Imaginez ce que cela fait d’être laissée libre à Londres pour la première fois, libre de danser, de boire, de flirter et de rire, libre de vous amuser comme jamais dans votre vie, et de savoir en même temps que vous devez trouver un fiancé et mettre un terme à tout cela.

 Collin ne ressent d’abord que mépris pour Alexandra. Mais au fur et à mesure des rencontres, le désir les pousse l’un vers l’autre.  Lui se rend compte qu’elle n’est pas ce qu’il imagine, elle est fascinée par cet homme rude.

Bon comme c’est une romance, vous vous doutez bien qu’ils vont finir par se marier.

Mais avant d’y arriver, il y a toute la progression de leur passion naissante et de leur intimité grandissante qui est fort bien décrite. Les deux personnages sont attachants, elle meurtrie par son passé mais qui défie la vie et veut être heureuse, lui par sa fragilité face à cette femme qui l’émeut complètement.

 — Nous ne pouvons pas faire cela, haleta-t-il.
— Comment ? Mais pourquoi ?
Il ne put répondre à sa confusion que par un rire affligé.
— Collin, gémit-elle, s’il vous plait !
Elle se passa la langue sur les lèvres en regardant la bouche de Collin, comme si celle-ci représentait son unique recours. Il fallait qu’elle se reprenne, comme il venait lui-même de le faire.
— Réfléchissez un peu, Alex. Vous voulez vraiment que je vous prenne ici et maintenant ? Ici, au grand jour et couchée à même la terre ?
Il lui avait jeté ces paroles avec agressivité, comme une insulte ou une menace, mais elles n’eurent pas l’effet souhaité, bien au contraire.
Au lieu de se raidir dans un sentiment d’outrage, au lieu de se couvrir le visage des mains sous le coup de la honte, Alexandra entrouvrit ses lèvres rougies et soupira, tandis que le désir embrasait ses veux bleus.
—Oh oui, souffla-t-elle. Vous voulez bien ?
— Oh, Seigneur !
Il ne se rappela pas s’être avancé vers elle, mais voilà qu’elle était dans ses bras.

 Puis après le mariage, c’est toute la difficulté pour Collin de composer avec la jalousie que lui inspire sa femme, leur bonheur brouillé par le passé et cette enquête sur Saint-Clair. C’est à la fois subtil dans la création des liens affectifs et muy caliente dans la création de leurs liens physiques.

Et puis c’est bien écrit, c’est fluide, c’est bien construit.
Victoria Dahl m’avait déjà cueillie avec « Cœur rebelle », une excellente comédie, elle recommence ici avec « Délicieuse effrontée », dans un registre plus dramatique. (Ça se sent que j’ai aimé ? Non ? Si ? 😀 )