Récit d’une lecture commune (pas) ordinaire…

Ami lecteur, amie lectrice, tu ne devrais peut-être pas lire ce billet. Même que je me demande si j’aurais dû l’écrire. Mais dans un moment de folie, je décide donc de le publier.

Sur cette simple promesse :
Cess: Nous sommes réunies ce soir pour lire ensemble ce livre qui promet d’être une pépite
(admirez la forme quasi religieuse de cette assertion)
je me suis lancée dans l’aventure whatsappesquo-littéraire la plus folle que j’ai pu vivre à ce jour.
Car, souvenez-vous,  non seulement j’ai participé au challenge « oh my, cette couverture! », mais je me suis engagée à lire avec Cess les livres de sa sélection de la couverture la plus moche.
Et là, franchement, je ne m’attendais pas à lire pire que « le meilleur des deux mondes ». et bien si, ça existe.
Mais ce n’est pas tant de la lecture du chef d’oeuvre ci dessous qui sera l’objet de ma chronique, mais bien ce qui se passe pendant une lecture commune, appelée LC par toutes celles et ceux qui se la pètent – moi la première.
aladin-et-son-prince-charmant--dans-le-repaire-du-dragon-309368Oui, ce sont les coulisses de cette lecture que j’ai envie de graver dans le blog ; un souvenir qui à mon avis me fera rigoler encore pendant dix ans.

Il y a eu d’abord les 300 messages (au bas mot) avant même que la lecture ne débute. Sachant que le  livre fait 33 pages en tout, il y a déjà eu en moyenne 10 messages par page à lire (car oui le livre reste à lire, je vous le rappelle)

Jour de boulot pour moi, je découvre avec effarement lors de ma pause-café ces centaines de messages et j’ai bien failli recracher le dit café dans la seconde. Car je comprends enfin avec qui je vais faire cette lecture : 7 trolles  à couettes multicolores, à l’imagination fertile et aux gloussements contagieux.

troll4Il en va ainsi du titre de la discussion, qui changera 4 fois au cours de la lecture, commençant par « Aladin et son gros engin » (classe et finesse, c’est donc Cess!)(oui ça rime, et exprès en plus) pour finir par « Aladin craint du boudin » (la aussi la rime est riche, mais celle-là n’est pas de moi!).

Les trolles commencent par faire les effarouchées : « Encore un titre pas du tout gênant quand il s’affiche sur le téléphone… » ou des « Si mon mec voit le titre de cette conv sur mon tel je suis cuite » pour ensuite faire le listing de tous ces titres que ma pudeur naturelle ne me permet pas de répéter ici (mais il y a un mythique « Et Re-Thorne la » enfin moi je dis rien).

Puis les trolles entrent dans un brainstorming époustouflant sur la seule base de la couverture…  Car une question essentielle se pose : qu’y-a-t-il dans le livre ?! L’une voit la promesse d’un tapis volant aux coins à franges et à coquineries, l’autre une lampe à frotter de façon impie, la troisième se demande si le dragon va mettre le feu à une partie précieuse de l’anatomie de nos deux héros…
ce qui m’amène à vous dévoiler un peu de cette discussion :
Trolle 1: Je tripe toute seule depuis tout à l’heure à essayer d’imaginer les dialogues, du genre « oh oui, Aladin, frotte ma grosse lampe et tu verras ce qui va en sortir »… Vous avez une mauvaise influence sur moi, je crois !
Trolle 2: J’adore le « et tu vas voir ce qui va en sortir » ;))) A priori pas ce que tu crois! Des milliers des petits génies .. Des spermatogénies!
Ou encore:
Trolle 1: Ce serait dommage de pas finir la LC…
Trolle 2:  C clair!!!! Tu raterais tt le passage avec le tapis branleur en plus!!
Trolle 3: Faut qu’on arrête avec le tapis branleur parce que la déception risque d’être insurmontable.
Et insurmontable fut la déception…

Certaines affichèrent une ambition dévorante, se proposant même de mailer l’auteur Alex Anders si besoin est, pour lui proposer des idées et même un titre novateur: Les chroniques du Tapis Branleur – tome 1 : Aladin et le Dragon Cochon.(*)
Et il n’y a pas eu encore une ligne de lue à ce moment là de notre conversation…

Mais brisons-là cher lecteur, chère lectrice…
je crois t’avoir dévoilé un peu trop de notre intimité trollienne! Saches juste que j’ai édulcoré largement cette journée de fou-rire intense, car nous avons été encore – et je paraphrase ici Pierre de Coubertin – plus vite, plus haut, plus fort !
Et je t’invite à lire l’article de Cess sur la lecture de ce chef d’oeuvre qu’est Aladin et le prince charmant pour en savoir plus…

(*) Pour info, Alex Anders a écrit entre autres : Engrossée par l’héritier du Sheikh ou encore Le grand garçon à sa maman

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Brothers Sinister – Courtney Milan

courneyCet article va commencer par un coup de gueule, né d’une incompréhension totale de ma part : comment se fait-il que Courtney Milan, une des plus grandes auteures de romance historique du moment (voire à mes yeux la plus grande avec Sherry Thomas) ne soit pas traduite en France par une maison d’édition, là où beaucoup se contentent de rééditions?! A tel point que Courtney Milan publie son roman The governess affair, pré-quel de la série Brothers Sinister , grâce à une traduction française à compte d’auteur?! Non, vraiment, je ne ne comprends pas.

Alors que cette série ne fait qu’aligner joyaux après joyaux!

The governess affair, une nouvelle magistrale, avec Serena Barton, une femme hors du commun, gouvernante renvoyée pour cause de grossesse, qui se bat pour faire reconnaître le doit de son enfant à venir à un avenir meilleur que celui réservé à un bâtard d’aristocrate, et qui se refuse à abandonner tant que sa dignité mise à mal par le duc de Clermont, qui l’a violée, ne lui est pas rendue. Et le moyen formidable qu’elle a trouvé de protester est original : elle reste là, sur un banc, chaque jour qui passe, devant la demeure londonienne de Clermont, silencieuse, digne, mais incontournable. Clermont, lâche et veule, se décharge de sa responsabilité sur son intendant, Hugo Marshall, connu sous le sobriquet du loup de Clermont, un homme d’origine modeste, ancien pugiliste, qui forge son destin à la force de sa volonté, et qui a parié avec de duc une fortune contre son travail pendant un an et la promesse de remettre en ordre en un an le désastre financier que le duc a crée. Serena et Hugo s’affrontent donc, car la présence seule de Serena a conduit au départ de la jeune duchesse à peine épousée, dont le père a suspendu le versement de la rente allouée au moment du mariage, versement qui a été lié au bonheur que devait trouver la duchesse dans sa vie de femme mariée. Comment Hugo va-t-il gérer la menace sur sa future fortune? Serena obtiendra-t-elle réparation?
Je ne vous spoile pas en vous révélant que quelques années plus tard, le fils de Serena et le fils légitime du duc se rencontreront et décideront de devenir des frères. Liés par le sang, certes, mais surtout liés par l’amitié.

Ce qui nous mène à la série en elle-même: nous retrouvons les frères adultes – façon élargie, car Sinister est un surnom donné à plusieurs camarades d’école dont la particularité était d’être gauchers – dont font partie Robert Blaisdell, Duc de Clermont (le fils légitime), Oliver Marshall (le bâtard, là aussi je ne spoile pas, c’est dans la quatrième de couverture), et Sebastian Malheur, leur cousin.
L’originalité de la série, c’est qu’elle n’a plus comme cadre historique la période régence, mais le début de la période victorienne, celle de l’explosion de l’industrialisation, des idées politiques émergentes qui parlent de la masse laborieuse, des progrès de la médecine, de l’idée de l’hygiène, une période bouillonnement des idées et des sciences qui se télescope avec la misère de cette classe sociale qui prend forme, celle des ouvriers. bref, le contexte historico-politico-social est remarquablement transcrit et maîtrisé. Elle pose à chaque fois le douloureux problème de l’identité, de la reconnaissance par la société de l’individu, que ce soit par le contexte évoqué que par l’histoire de chaque protagonistes de cette série.

The duchess war s’inscrit totalement dans ce contexte. Robert Blaisdell, Duc de Clermont, a une conscience sociale et politique. Née du mépris pour ce père honnis qui l’a engendré, il cherche à racheter les fautes de feu le duc de Clermont. C’est pour cela qu’il se rend dans le Leiceister, où il possède une usine, où son père a lamentablement exploité les ouvriers. C’est un radical, c’est à dire un de ces fous de progressistes qui pense que le gouvernement se doit de légiférer pour le bonheur du peuple, et se positionne pour l’abolition de la pairie. Mais il ne peut s’afficher en tant que tel, c’est donc de façon anonyme qu’il rédige des pamphlets capables d’enflammer les ouvriers et de provoquer une grève.
Il croise le chemin de la mal fagotée petite souris de province qu’est Wilhelmina Pursling. Elle a compris qui se cache derrière ces pamphlets, et est en colère. Elle craint les emeutes, les arrestations, et le potentiel bain de sang que pourrait entrainer une grève, elle qui assiste au quotidien les ouvriers grâce à différents comités de bienfaisance.
Bien ennuyé d’être découvert, mais fasciné par cette jeune femme tout feu tout flammes engoncées dans ses robes austères et cachées derrières ses lunettes, il se rendra compte qu’il n’est pas le seul à cacher des secrets…
C’est donc leur rencontre, leurs affrontements, et leur rapprochement sur fond de contestation sociale qui font le sel de cette histoire à la fois grave et légère, complexe et pleine d’intensité.

The hereiss effect se concentre sur l’histoire de son frère, Oliver Marshall dont le chemin va croiser celui de Jane Fairfield. autant vous le dire tout de suite, j’ai littéralement a-do-ré ce livre. Ce couple est touchant, leur histoire m’a fait palpiter le cœur, il y a une scène particulièrement déchirante qui m’a retournée. Bref, du grand art.
Jane est une héritière, du genre très riche héritière. Malheureusement, cette fortune lui échoit par le biais d’un homme qui n’est pas son père… mais son probable géniteur.  Ce qui pose problème à son oncle, moralisateur, réprobateur, pour qui elle est l’incarnation du péché. Problème d’autant plus grand qu’il veut la marier au plus vite, pour s’en débarrasser, mais ce pedigree est bien gênant. Car sa nièce se montre incroyablement… maladroite. Dans ses propos inconsidérés, dans sa façon d’être, genre éléphant dans un magasin de porcelaine. Elle n’est franchement pas dans le Ton. Et à raison : Jane ne veux pas se marier, elle veut rester auprès de sa sœur, à la santé fragile, jusqu’à ce qu’elle soit majeure et puisse quitter cet oncle malveillant à force de volonté de conformisme.
Mais Jane, lors d’une soirée à laquelle assiste Oliver, indispose la personne qu’il ne faut pas. Ivre de rage, cet influent membre du parlement propose à Oliver un contrat qu’il devra signer du sang de sa conscience : humilier publiquement Jane contre l’assurance du vote de plusieurs membres du parlement en faveur d’une proposition de loi qu’Oliver tente de faire passer. Ces voix lui donnent l’assurance de voir son projet aboutir…
Car Oliver est ce qu’on pourrait appeler une éminence grise. Dans la mouvance politique de son frère Robert, il accumule depuis des années, avec discrétion mais acharnement, le soutien des hommes de pouvoir, pour fléchir la marche des réformes à entreprendre.Tourmenté depuis toujours par son double statut – fils illégitime de, fils élevé par – il peine à trouver sa place dans la société, ce qui fait le moteur essentiel de sa volonté de réussir et d’influencer le destin du plus grand nombre.
Tous deux se débattent donc avec leur illégitimité, leur place dans la société, le fait de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas (elle pour une imbécile alors qu’elle est d’une finesse incroyable dans son double jeu, lui pour un homme serein et discret alors que les passions l’agitent), et les sentiments qui les portent l’un vers l’autre.
Comment vont-ils se sortir de tout cela? C’est avec brio, sensibilité et justesse que Courtney Milan emmène nos deux écorchés vifs jusqu’à la résolution de cette histoire.

Nous en arrivons donc au troisième tome de cette série, mais pas dernier car pour l’instant Courtney Milan annonce encore deux tomes à venir.
The countness conspiracy prend pour cadre cette fois-ci les évolutions scientifiques du 19ème siècle. Et quand on parle évolution… Sebastian Malheur fait scandale. Les femmes choquées défaillent autour de lui, les hommes furieux l’injurient. Non pas pour son sourire ravageur, sa beauté insolente, son esprit brillant ou ses nombreuses conquètes. Non. Sebastian est un scientifique de renom contesté qui ose, oh scandale ultime, parler de reproduction botanique en public. Et se targue d’expliquer scientifiquement l’évolution là où l’oeuvre de Dieu se doit d’être incontestable.
Mais Sebastian est fatigué, à bout. De l’adulation, de la réprobation et de la célébrité. Et de son secret. Ou plutôt de leur secret. Car les théories développées en public par Sebastian ne sont pas les siennes, mais celles de Violet Waterfield, comtesse de Cambury, « frère sinister » de par sa fréquentation du groupe des trois garçons lors de sa jeunesse. Violet est affolée: si Sebastian ne porte pas sa voix en public, s’en est fini de ses recherches scientifiques, auxquelles elle a tout consacré. Sa vie s’effondrerait. Pour la deuxième fois. Mal mariée à dix-huit ans à peine, à un aristocrate si obsédé par sa postérité qu’il en viendra même à mettre la vie de sa jeune femme en danger, Violet s’est étiolée, épuisée moralement et physiquement. Sa seule raison de vivre, ce sont ses recherches, dans un monde où les femmes n’ont pas accès aux postes d’enseignement, et où les théories quelle développe sont considérées comme scandaleuses, impropre à son sexe, et même à la limite de l’éréthisme.
Lentement, Courtney Milan effeuille leur relation : leur passé commun ou respectif, l’amour pour Violet que Sebastian porte en secret et depuis toujours, leur présent, la façon dont chacun aspire à la respectabilité, à la tranquillité. sebastian est lumineux, Violet n’est qu’ombres, et pourtant…

Bref, de la grande, très grande romance historique que je vous recommande chaudement.

LUENVO2014

 

Duchess quartet – Eloïsa James

eloisajames

Je commence donc mon année de couinage et happy-end non pas avec un, ni deux, ni même trois, mais quatre livres d’un coup!
Ils constituent l’une des séries écrites par une auteure majeure de la romance historique : Eloïsa James.

Duchess quartet est une série chorale présentant quatre amies, héroïnes récurrentes, qui partagent la même singularité maritale : elles sont toutes séparées de leurs époux respectifs depuis des années. Elle n’a pas encore été traduite en français.

Nous rencontrons:
Gina, duchesse de Girton, marié à onze ans à Camden, dix-huit ans,  qui a fuit par la fenêtre dès la cérémonie achevée, pour aller vivre en Grèce et devenir un sculpteur célèbre pour ses nus féminins; rousse, connue pour sa douceur et sa virginité, elle souhaite, après 12 ans de mariage, une annulation qui lui permettra d’épouser son soupirant, Sebastian, marquis de Bonnington;
Esme Rawlings, brune magnifique, connue comme étant la scandaleuse Esme par le Ton, mariée par son père a un homme qui ne l’avais vue qu’une fois; elle a mis son mari à la porte 10 ans auparavant, mais garde d’excellents rapports avec lui, malgré sa liaison connue de tous avec lady Childe;
Carola Perwinkle, petite et ronde, séparée de son époux, avec qui elle entretient depuis toujours des relations chaotiques, tournant toujours à la dispute;
Helene, comtesse de Godwin, qui s’est enfuie à dix-sept ans avec le comte Rees de Godwin, à peine plus âgé, pour se marier à Gretna Green, et qui s’est retrouvée mise à la porte manu-militari par son époux un ans plus tard, pour être remplacée par trois danseuses russes puis la maîtresse de son mari, chanteuse d’opéra de son état, qui depuis trois ans vit sous le toit conjugal et dort dans sa chambre.

Viendront s’ajouter:
Henrietta, fille de duc, vieille fille en devenir à cause d’une difformité,
Bea, la sulfureuse, qui a perdu sa réputation en refusant d’épouser celui qui l’avait déshonorée,
Alina, la maîtresse de Rees,
Sebastian de Bonnington, magnifique spécimen de beauté masculine et d’arrogance, connu pour son irréprochable réputation,
Miles Rawlings, brave homme et bonne pâte, amoureux fou de sa maîtresse lady Childe, qui sait être l’ami de sa femme,
Lord Perwinkle, surnommé Tuppy, ami de Camden, passionné de pèche et incapable de ne pas se disputer avec sa femme,
Simon Darby, neveu et héritier putatif de lord Rawlings, dandy reconnu par le Ton, qui vient de récupérer la garde de ses deux demi-soeurs après le décès dans un accident de carrosse de son père et de sa belle-mère, meilleur ami de Rees de Godwin,
Stephen Fairfax-Lacy, membre du parlement, cousin de Camden de Girton, brillant esprit et bel homme,
Rees de Godwin lui-même, espèce de grande brute qui ne vit que pour écrire ses opéras, et qui a la sensibilité d’un ours au réveil de son hibernation,
Tom, frère de Rees, vicaire,
et enfin le comte de Mayne, Garrett, séducteur impénitent, qui a couché avec la moitié des femmes du Ton et dont rêve l’autre moitié.

Plusieurs intrigues amoureuses se mettent en place et chaque personnage connait le dénouement de ses amours au fur et à mesure des épisodes:
Carola, Gina, Camden et Tuppy dans le tome un,
Henrietta et Simon dans le tome deux,
Esme, Bea, Sebastian et Stephen dans le tome trois,
Helene, Alina, Rees et Tom dans le tome quatre,
Alors que Mayne deviendra l’un des principaux personnages de la série suivante, les Soeurs Essex, avant de connaitre enfin la félicité dans le tome quatre de la dite série!

On trouve dans ces volumes tout ce qui a fait le succès d’Eloïsa James : romance, humour, personnages bien campés, allusions directes ou indirectes à sa première passion, la littérature anglaise (poèmes, citations de Shakespeare…).
Et comment résister:
au lumineux Sebastian, qui connaitra la ruine de sa réputation par amour, et quel amour! (on a toutes envie d’être aimé de cette façon absolue je crois!),
à la personnalité attachante de Simon, tout en ironie et détachement,
à la facétie de Camden,
à la personnalité flamboyante d’Esme,
à la curiosité de découvrir qui est le personnage masculin qui perdra sa virginité dans la série?
à l’ours Rees,
à l’éclosion d’Helene,
au marivaudage incroyable que Stephen va subir dans le tome trois, à la fois fiancé malgré lui d’une, amant déclaré mais malchanceux de l’autre, amoureux fou de la troisième, lui si sage et maître de lui,
à la curiosité d’avoir, et ce n’est pas coutume, un héro nul au lit (mais qui saura progresser, je vous rassure!)?

Pour finir de vous convaincre, cet extrait du tome un :
Camden William Serrard looked about impatiently, hoping to see Gina. But there was no sight of her anywhere.

A long winding line of dancers was slowly bouncing their way along a diagonal. He saw a gorgeous woman laughing up at her husband.

« My God, » he said appreciatively, « who is that beautiful woman over there, dancing with her husband? »

Stephen leaned to the left so he could see and chuckled. « Why do you ask? »

« She’d make a lovely Aphrodite, » Cam said dreamily. « She’s a scandal, though, isn’t she? I think she’s going to eat her husband alive, right there on the dance floor. »

Stephen straightened, and the humor disappeared from his face.

« That isn’t her husband, » he said flatly.

« No? »

« No. » He cleared his throat.

« You are her husband. »

Bref, si vous voulez savoir qui fini avec qui, comment et pourquoi, vous amuser, vous attendrir, enrager parfois, et prendre du plaisir à lire tout le temps, vous savez quelle série lire!
LUENVO2014