The Heir – Grace Burrowes

the heir

Présentation de l’éditeur : ( traduction par ma pomme)
Un comte que l’on ne peut pas corrompre…
Gayle Windham, comte de Westhaven, est le premier fils légitime et l’héritier du duc de Moreland. Pour échapper à la pression inexorable de son père qui veut le voir marié, il décide de passer l’été à son hôtel particulier de Londres, où il se trouve intrigué par le comportement secret de sa belle gouvernante…
Une Lady qui ne peut être protégée …
Anna Seaton est belle, talentueuse, instruite, et travaille en tant que gouvernante chez lui, ce qui déroute complètement Gayle Windham.
Alors que tous deux se rapprochent et commencent à avoir des sentiments forts l’un pour l’autre, les secrets d’Anna menacent de mettre sans dessus-dessous la vie bien ordonnée du comte – et il ne sait pas comment il va protéger Anna contre les répercussions de son passé…

Voici une romance atypique, un ton différent, une lecture que j’ai beaucoup appréciée.
Le pitch est somme toute assez banal : la jeune fille d’excellente famille qui s’enfuit de chez elle pour échapper à une terrible menace, se fait passer pour une gouvernante dans la maison du héro titré, beau et riche, ils tombent amoureux, les méchants sont punis, et ils vécurent heureux…..
stop
Car mon résumé insipide ne donne absolument pas la mesure du ton employé par Grace Burrowes, qui fait toute la différence.
Car si Grace Burrowes sait faire quelque chose dans se livre, c’est de vous donner cette frustration qui vous donne envie de sauter des pages pour savoir –  vite ,vite! – quel sera le dénouement du livre.
Ici, pas de fin réglée en une page, pas de je t’aime je t’épouse en une semaine. On suit sur plusieurs mois l’évolution des relations entre Gayle et Anna.

Gayle a la trentaine, et est écrasé par son devoir de « fils de » et héritier du duc de Moreland, dont l’obsession est de voir ses fils procréer et la lignée assurée d’une descendance. Pour cela il est prêt à tout : acheter les serviteurs de Gayle pour l’espionner, promettre à sa maitresse le mariage avec son fils si elle tombe enceinte, inciter sa femme à présenter à son fils toutes les cousines, au second, troisième, énième degré de la famille…
Pendant que Gayle se bat pour restaurer la fortune familiale mise à mal par les décisions, de son père.
Gayle est une homme profondément attaché au sens de l’honneur et au devoir familial. C’est aussi un homme en deuil, étouffant dans ce rôle d’héritier qui ne lui ai échu que parce que ses frères aînés sont décédés.
C’est pourquoi il ne veut pas céder à son père : sa femme, il veut la choisir lui-même.

Anna est une femme qui reste mystérieuse pendant les 2/3 du livre. en effet, comme Gayle, on désespère qu’elle se livre enfin pour savoir ce qui la menace. Elle ne sait plus faire confiance, et réagit en femme traquée, et l’hôtel particulier de Gayle n’est qu’une étape de sa fuite. (pour ne pas déflorer le livre, je ne vous en dirais pas plus).

Leur relation commence assez mal ma foi, puisqu’Anna assomme son employeur avec un tisonnier, croyant qu’il s’adonne à des privautés sur une jeune servante. Mais cette relation s’établit tout de suite avec une liberté de ton entre eux deux qui permettra leur rapprochement . Elle le soigne, il ne la dénonce pas à la police, elle l’intrigue, il l’attire…
On suit leur rapprochement amoureux et aussi physique. [Très physique, je préviens tout de suite :)]
De plus en plus, dans un quotidien où chacun essaye de conserver sa place, se glissent des « erreurs » de comportement, où s’expriment leur attachement, puis leur désir, et enfin leur amour.

Car Grace Burrowes ne décrit pas de personnages hiératiques : ils ont soif, ils ont faim, ils ont chaud (été torride), ils ont des besoins naturels, des défauts (la scène de rupture entre Gayle et sa maitresse Elise où elle lui reproche de ne pas être bon amant  m’a fait écarquiller les yeux et bien sourire), ils tâtonnent dans leurs sentiments, ils sont bornés (le Duc de Moreland est formidable dans le genre)…..
Et puis il y a les frères de Gayle, attachants, drôles, qui essayent aussi d’échapper aux manœuvres matrimoniales de leur père, avec qui Gayle a une vraie relation d’amour fraternel. La famille Windham qui se dessine peu à peu, les frères, les sœurs, légitimes ou non (les deux enfants naturels, nés avant son mariage du duc ayant été reconnus), la mère bienaimante, les parents encore fou amoureux… Et il y a les amis, grinçants, taquins, mais prêts à tendre la main… Et les moments où on a envie de secouer les personnages principaux, juste pour leur bien 🙂 …
Il y a chez Grace Burrowes une bonne humeur de fond, un humour, une affection pour ses personnages, une gradation logique dans les relations de Gayle et Anna (même si elle est parfois frustrante :)) et un solide sens du passage hot hot hot qui m’ont permis de passer un vrai bon moment.

2014LUENVO

 

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2 réflexions sur “The Heir – Grace Burrowes

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