Julia London – The Cabot Sisters [02] – The devil takes a bride.

FINAL-DTaB-front-cover-646x1024Après une série de lectures assez insipides mais qui correspondaient à mon humeur du moment (bikers-gros mots-scènes chaudes, oui je sais…. même pas honte!), j’ai eu envie de retourner à mes grandes amours, c’est à dire la romance historique.

Et j’avoue que là, je ne m’attendais pas à cette lecture! lol Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains!

Mais commençons par le début : présentation de l’éditeur (traduction par ma pomme):

Un plan né du désespoir …

Une temps ce qu’il y avait de mieux parmi la  bonne société, Grace Cabot et ses sœurs attendent à présent la honte de perdre leur haut statut et le luxe dans lequel elles vivent à cause de  la mort du Comte de Beckington, [leur beau-père]. Ces circonstances sinistres sont inévitables à moins que, bien sûr, le complot diabolique de Grace, séduire un riche vicomte et le forcer au  mariage,  se déroule sans accroc. Mais une fois découverte dans les bras de Jeffrey, Comte de Merryton, lors  d’une étreinte volée avec le mauvais partenaire , son plan prend une tournure des plus inattendue.

… bouleversé par la passion.

Dirigé par la routine et gouverné par le devoir, Jeffrey n’avait aucun désir d’avoir une épouse avant qu’il n’ait succombé à la tentation représentée par Grace. bien que sa jeune épouse – de nom seulement – au cheveux d’or soit la définition même du désordre, il ne peut pas résister au désir de la posséder en tous points. Mais une fois que leurs secrets respectifs se révèlent, la bonne société pourrait considérer que leurs vies sont entachées au-delà de toute rédemption, …quand Jeffrey pourrait juste y voir un nouveau commencement.

Grace, poussée au désespoir par le décès se son beau-père, qui laisse sa mère et ses trois sœurs à la merci d’un beau-frère gentil mais manipulé par sa future épouse, décide de se marier avant qu’une terrible vérité entache ses possibilités de mariage : sa mère, suite à un accident, perd la tête. Or qui voudrait épouser la fille d’une folle, qui n’a qu’une faible dot à proposer, même si elle est la sœur par alliance d’un comte?
Elle décide donc de séduire le jeune vicomte Ahmerst, jeune homme charmant et flirteur de première, en construisant minutieusement un plan pour être découverte en pleine situation compromettante, et cela pour précipiter un mariage d’honneur.
Mais l’homme qui la tient contre lui et l’embrasse fougueusement n’est autre que le frère d’Amherst, Jeffrey, comte de Merryton.  Découverts, sa réputation à elle est ruinée, et lui se retrouve à la limite d’être accusé de viol et risque la pendaison, à moins d’épouser Grace.
Mais Merryton a un double secret, qui l’empêchait jusqu’alors de convoler en justes noces : il se croit fou… car sa vie est régie par un toc insurmontable (le chiffre huit étant la mesure de toute chose, du nombre de pas à faire entre deux pièces jusqu’à la mesure entre deux verres posés sur une table) et à cause d’une imagination débordante et toute tournée vers le… sexe. Homme de rigueur par nature, par éducation mais aussi par peur de déraper, il ne peux s’empêcher d’imaginer toutes sortes de sénarii dépravés au contact des femmes qui l’entourent.
Aller à la rencontre de ses désirs avec sa toute nouvelle épouse, innocente et virginale lui semble monstrueux.
Grace quant à elle est décidée à donner une vraie chance à ce mariage et cherche à faire tomber les murs intérieurs érigés par Jeffrey.

Cette histoire d’un homme brisé par son éducation, souffrant de TOC  qui vit sa sexualité dans un refoulement total et une honte sans fin a su me toucher. J’imagine sans peine la douleur que les gens de l’époque, bridés à la fois par la religion, la censure sociale, la honte d’être sexuellement très actifs et osés, et j’imagine tout aussi bien les troubles psychologiques que cela pouvait engendrer. Là où on attendrait ce personnage comme étant un débauché fini réformé par la rencontre de la femme qui lui convient, c’est ici tout le contraire. Un homme digne, obsédé par sa réputation, rencontre la femme qui lui convient, parce qu’elle est vivante, pugnace, et finalement sexuellement en phase avec lui.
Ce joli retournement de situation m’a fait adhérer au récit. Par contre c’est très très chaud la braise pour une romance historique… Vous êtes avertis!