Duke of Sin [Maiden Lane 10] – Elizabeth Hoyt

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Présentation de l’éditeur (traduction ma pomme):

Un Pécheur….

D’une beauté ravageuse. Vain. Sans scrupules. Valentine Napier, le duc de Montgomery, est l’homme à propos duquel Londres chuchote dans les boudoirs et ruelles sombres. Un débauché et un maître-chanteur notoire, Montgomery est de retour d’exil, avec l’intention de se venger de ceux qui lui ont fait du tort. Mais ce qu’il trouve dans sa chambre à coucher peut mettre à mal tous ses plans.

…Une femme honorable…

Née bâtarde, Bridget Crumb, la gouvernante, est intelligente, audacieuse, et farouchement loyale. Quand sa mère, une aristocrate, devient la cible d’une extorsion, Bridget rejoint pour la maisonnée du duc de Montgomery pour rechercher la preuve incriminant sa mère – et découvre quelque chose de beaucoup plus dangereux.

…Un secret qui menace de les détruire tous les deux.

Ébahi par la domestique trompeusement guindée – et l’espionne étonnamment pleine d’esprit – qu’il découvre dans ses appartements, Montgomery est intrigué. Même en essayant tant qu’elle le peut, Bridget n’arrive pas à résister au sournois mais charmant duc. A présent que tout deux entament un jeu perfide de chat et de souris, ils se rendent vite compte qu’ils ont tous deux des secrets – et qu’aucun d’eux ne peuvent être aussi néfaste ou innocent qu’ils le paraissent…

Voilà un livre fichtrement difficile à chroniquer. Que peut on dire sur une perfection ?
Car Hoyt a bien atteint la perfection dans cet opus de la série Maiden Lane.

D’abord il y a la flamboyance de Val. Cet homme a tout ce que l’on peut désirer : la beauté physique, l’intelligence supérieure, le charme, la richesse, le pouvoir… Et pourtant il est dans une quête inlassable de plus, plus de pouvoir sur ce qui l’entoure, sur les gens, sur les faits, se servant à la fois de cette intelligence et ses capacités innombrables pour récolter le maximum d’informations, pour faire chanter les gens, pour orienter des décisions. Homme lumineux mais homme de l’obscurité, homme craint mais jamais respecté, sulfureux au possible.
Il y la rectitude de Bridget. Ce n’est pas une beauté, elle est née bâtarde, travaille pour gagner sa vie, est donc soumise à l’humeur de ceux qui l’emploient…. Et pourtant elle est férocement loyale, aimante, généreuse, assoiffée de connaissances, et sait trouver les petits bonheurs dans la vie et le respect de soi-même dans sa probité. Femme de l’ombre mais femme pleine de lumière, droite et fière au possible.
Il y a l’attraction irrésistible des contraires, de l’ombre par la lumière, de la flamboyance du péché par l’austérité de la vertu. La compréhension progressive de la personnalité de Val qui amène à s’attacher à cet homme abject dans les faits, le dévoilement progressif des faiblesses de Bridget qui la rendent moins atteignable.
Et la plume de Hoyt, virtuose, qui vous emmène sur le chemin d’un amour profond et inévitable. Qui montre qu’il est toujours plus facile de céder à la tentation que d’observer une morale. Et que le chemin le plus difficile à faire est peut-être celui qui apporte la plus grande des récompenses.
Au milieu de tout ça, des scandales, des trahisons, des manipulations, des risques mortels, le Bien, le Mal, donnent la cadence d’un récit haletant, impossible à quitter, et dont il est difficile de se détacher ensuite…

 

Bossman – Vi Keeland

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Présentation de l’éditeur (traduction par ma pomme):

La première fois que j’ai rencontré Chase Parker, je n’ai pas vraiment fait bonne impression.
Je me cachais dans le couloir de la salle de bain d’un restaurant, laissant un message à ma meilleure amie pour me sauver de mon horrible rancard.
Il m’a entendue et m’a dit que j’étais une garce, puis s’est mis à me proposer des conseils en rendez-vous.
Je lui ai donc répondu de se mêler de ses affaires – ses propres grandes, magnifiques et égocentriques affaires – et je suis retournée à mon lamentable rancard.
Quand il est passé près de ma table, il a souri, et j’ai regardé son arrogant et sexy derrière retourner à son propre rendez-vous.
Je n’arrivais pas à m’empêcher de jeter un regard en coin à l’abruti condescendant qui se trouvait de l’autre coté de la salle. Bien sûr, il m’a pris sur le fait en plus d’une occasion, et me faisait un clin d’œil à chaque fois.
Lorsque le splendide inconnu et sa non moins magnifique partenaire apparurent soudainement à notre table, j’ai crû qu’il allait me dénoncer.
Mais à la place, il a prétendu que nous nous connaissions et ils nous ont rejoint à table – lui racontant des histoires élaborées et embarrassantes à propos de notre fausse enfance passée ensemble.
Mon laborieux rancard est devenu subitement et bizarrement intéressant.
Depuis que la soirée a pris fin et que nous nous sommes séparés, j’ai pensé à lui plus que je ne voudrait jamais l’admettre, même si je sais que je ne le reverrai jamais.
Je veux dire, quelles sont les chances que je le rencontre à nouveau dans une ville de huit millions d’habitants? Et puis … Quelles sont les chances qu’un mois plus tard, il devienne mon sexy et nouveau patron  ?

Tout commence donc entre Reese et Chase par son intervention lors d’un rendez-vous catastrophe, un premier rancard entre Reese et Martin, vieux garçon qui ne parle que de sa mère pendant le dîner. Chase avec son aplomb, sa loufoquerie et sa capacité à raconter n’importe quoi en gardant l’air totalement normal, devient le principal fantasme de Reese.
Reese est à la recherche d’un nouveau travail. Elle a «  malencontreusement  » eu une relation avec un collègue qui se révélera deux jours plus tard très fiancé, et promu au poste de chef du marketing, donc devenu son supérieur. Elle démissionne, rencontre Bryant, un homme charmant qui la courtise et qui pour une fois dans la vie amoureuse de Reese, semble ne pas être un looser.
C’est alors que le destin la remet sur le chemin de Chase, qui lui propose de l’aide pour trouver du travail, lui donnant le numéro de téléphone d’une chasseuse de tête.
Qui finit par l’embaucher pour la propre société de Chase…. Qui va passer son temps à draguer Reese, enchaînant les scènes cocasses et les réparties qui fusent.
Oui mais…. tout deux ont un passé douloureux qui finira pas les rattraper… Leur relation pourra-t-elle résister ?

Je vais d’abord faire le tour de ce que ce livre n’est pas : ce n’est pas un triangle amoureux (ouf Cess tu pourra le lire:)), ce n’est pas un livre creux, ce n’est pas un énième erotica entre le boss et sa subordonnée.
Ce livre est bourré d’humour, j’ai souri, j’ai même ri. Chase et son imagination débordante, Reese et sa causticité font un couple détonnant. Leur début de relation est hilarante.
En parallèle, on découvre très vite ce qui a entaché l’enfance de Reese, alors que le traumatisme de Chase est dévoilé par petites touches, des chapitres flash-back. Même si on sait très vite quelle en est la teneur, le déroulement du récit de ce qui s’est passé 7 ans auparavant dans la vie de Chase apporte à la fois de la respiration et de la profondeur à l’histoire.
Tout est cohérent et très bien amené. Les réactions de chacun des personnages sont crédibles, justifiées et touchantes.
Une histoire romantique à souhait, tendre et drôlatique. Un très bon moment de lecture pour moi.