A venir sur le blog…

Grâce au Festival du roman féminin, j’ai eu la chance d’emporter avec moi pleins de livres dédicacés. Je vais donc me faire un plaisir de vous les bloguer dans les semaines à venir. J’aurais le plaisir d’ajouter ce logo à chaque chronique!20150901Et je commencerai par Katharine Ashe… Pour une fois je ferais consensus, car il est aussi traduit en français!

La série Maiden Lane vue par Elizabeth Hoyt

1x1_lilacPourquoi avoir situé la série lors de la période Géorgienne (1714-1830), plus exactement vers 1730-1740?
Par naïveté! Une envie d’écrire sur une période différente de la Régence, déjà très prisée.
C’est une époque marquée par de très grandes différences entre riches et pauvres, l’apparition d’une première addiction de masse (le gin), et en même temps une époque formidable de développement des sciences et de la philosophie.

Le gin, parlons-en. [*]
C’est un des premiers alcools forts. Il est obtenu par distillation d’une base de fermentation alcoolique d’un malt (orge, seigle, maïs) parfumé aux baies de genévrier. Cet alcool pouvait titrer jusqu’à 50 degrés. Avant, on buvait principalement de la bière coupée d’eau (sachant qu’à Londres, l’eau venait des égouts). Il a même été prohibé entre 1736 et 1742 au vu des ravages faits dans la population. Il permet aussi d’écouler les récoltes de grains de mauvaises qualité.
Elizabeth a parlé de son grand intérêt de l’impact de cette boisson sur la population de Londres. Elle explique qu’alors Londres était la plus grande métropole mondiale, avec un taux de mortalité effrayant mais qui était tout de même absorbé par la migration vers la capitale anglaise. Elle explique aussi qu’un grand débat, qui durera 40 ans environ, secouera la classe dirigeante et politique. En effet, au début de la production du gin, les aristocrates et les propriétaires terriens (souvent les mêmes) pouvaient vendre des récoltes de mauvaise qualité et trouver là donc un marché très intéressant pour leurs produits. Puis les classes dirigeantes s’inquiètent : la main d’œuvre se saoule plutôt que de manger, et ne peut plus travailler vu son addiction. Se pose alors la question de la régulation de la production et de la consommation du gin.
Elizabeth donne comme exemple retentissant qui a bouleversé l’opinion de l’époque le cas d’un mère infanticide, qui avait placé son enfant de 18 mois dans une maison des pauvres, puis l’avait repris avec elle et l’avait tué afin de récupérer les vêtements donnés à l’enfant pour pouvoir les vendre et se procurer du gin.
Elizabeth évoque aussi cette gravure : une mère saoule en train d’allaiter qui laisse tomber son enfant dans la rue. hes_0752-5702_1988_num_7_4_T1_0466_0000
Pourquoi cette invention du Fantôme de Saint Jean?
Très jeune Elizabeth a lu Sacramouche, vu des films de capes et d’épée, de pirates… Et dévoré des comics (Batman, Conan le Barbare, Spiderman, iron Man…). Elle aime les héros sombres et ombrageux. Batman lui plaisait beaucoup : riche, beau, célèbre… mais très traumatisé!
Elizabeth s’est inspirée de la légende urbaine du Spring-heeled Jack (plus tardive que la période du livre, première description en 1837), un être à l’aspect diabolique, avec de grandes griffes, des yeux rouges qui flamboient dans la nuit, faisant des bons d’une hauteur invraisemblable pour s’attaquer à ses victimes ou s’échapper en riant de façon stridente.

Comment est constituée la série?
La série est constitué de 4 arcs distincts, qu’elle perçoit comme des trilogies :
1 – 3 :    les livres sont centrés sur les ravages du gin, et sur les orphelins.
4 – 6 :    les livres sont centrés sur le Fantôme.
7 – 9 :    les livres sont centrés sur les Harte folies, un parc d’attraction (jardins à thèmes, feux d’artifices, opéra, théâtre,
danse…) [**]

10-12 : Scoop! Spoiler! les livres sont centrés sur une société secrète malfaisante qu’il faut détruire.

Et le prochain livre autour de Montgomery, Duke of Sin?
Il ne faudra pas s’attendre à une rédemption totale de Montgomery. Il est profondément amoral, auto-centré, prêt à exploiter n’importe quelle information à son profit. Oui mais, il va rencontrer l’amour… Qui sait comment il va évoluer?

hoyt[*] je vous recommande la lecture de cet article assez court et passionnant : La bataille du gin en Angleterre dans la première moitié du XVIIe siècle, de Susy Halimi, Halimi Suzy. La bataille du gin en Angleterre dans la première moitié du XVIIIe siècle. In: Histoire, économie et société, 1988, 7ᵉ année, n°4. Toxicomanies : alcool, tabac, drogue. pp. 461-473.

[**] Le dit Harte folies m’ayant fortement fait pensé aux jardins de Tivoli de Copenhague, qui commémorent bien l’esprit des Vauxhall

Festival du Roman Féminin

facebook_banniereIl me fallait un peu de temps pour « digérer » ce premier festival du roman féminin qui s’est déroulé le 20 et le 21 avril 2016. C’était tellement formidable que je suis ressortie là avec des paillettes plein les yeux et une licorne dans la tête 🙂

15 conférences, deux heures de dédicaces, et quelques jours de réflexion plus tard, voici le compte-rendu qui part dans tout les sens que je vous fait 🙂IMAG0250[1]

Au départ, l’idée était de profiter. Un premier festival du genre, des auteurs que je voulais rencontrer, j’ai décidé de poser des congés pour pouvoir participer. Bien m’en a pris, parce que pour y aller en transports en commun, je me suis levée deux jours de suite à 5h30, et couchée le premier soir vers 1h du matin 🙂

L’ambiance de ces deux jours était intense, j’avais décidé de suivre le maximum de conférences possibles, je n’ai pas pris de notes partout (j’aurais dû), et voilà quel fut mon choix :

Jeux d’histoire d’amour interactive : Is it love ?
très intéressante présentation d’un jeu sur mobile qui croise romance et jeu dont vous êtes le héro, premier du genre lancé par des français (cocorico!). Ils cherchent des auteurs pour ceux que ça intéresse…
Les mangas et la romance
un passionné qui parle de choses passionnantes, ça a donné une demi-heure de pur bonheur pour moi qui aime le manga. Leur apparition, les fixations des codes et des genres, l’émergence dès les années 70 de grandes dames du manga, une littérature qui n’est pas déconsidérée…
Le romantic suspense
Les blogs
Baaaad boys : Les méchants qui deviennent des héros
Où nous sommes arrivées à un consensus sur le fait que le Bad Boy, contrairement au méchant, est capable de rédemption. Et que c’est par ce que cette rédemption passe par l’amour et pour l’amour de l’héroïne, ça fait battre notre petit cœur de lectrice.IMAG0244[1]
L’évolution de la romance historique
Très intéressant (lol je me répète). On a parlé de l’évolution du genre, notamment de l’époque des années 70 où les auteurs anglo-saxonnes commence à aller au-delà « de la porte fermée » , du fait que les premières relations sexuelles décrites étaient souvent des scènes où le consentement de l’héroïne était ignoré par le héro (ce qui la laissait vertueuse?!).
L’héritage d’Angélique : rencontre avec Anne GolonannegolonUn moment plein d’émotion. Madame Golon a 94 ans, et quand elle parle de son Angélique et des recherches très poussées qu’elle a faite pour écrire sa saga, c’est avec une force et une passion qui sont confondantes.
Les cow-boys
La romance érotique et le BDSM
Écrire pour HQN
Gérer une série
IMG-20160421-WA0009[1]Ce qui nous plaît dans la Régence
La réponse est tout:)
La belle époque
La traduction
La série Maiden Lane.
Et là Tadaaaaa ! J’ai pris des notes à fond ! Article à venir !
La romance paranormale

Mais l’ambiance n’a pas été qu’intense : elle était sympathique et conviviale (les petits gâteaux étaient préparés par les organisatrices), chaleureuse, informelle (on pouvait croiser tout le monde dans les couloirs, dont les auteurs), le lieu était très bien choisi, et les sujets étaient tous passionnants.

J’ai eu le bonheur de discuter plus avant avec certains auteurs, toutes adorables:IMAG0240[1]Elizabeth Hoyt, la caustique, à qui j’ai bredouillé mon admiration, notamment en lui disant que j’adorais les contes qui débutaient chaque chapitre de ses livres,
Alyssa Alexander, l’émerveillée, qui se définit comme une jeune auteur, et qui a encore peine à croire en son succès et à la magie d’être invitée à Paris,
Loreleï James, la bonne copine, à qui j’ai dit « I love you » au lieu de « j’aime vos livres », ce qui l’a fait bien rire,
Julia London, la réservée, à qui j’ai expliquée avec une autre participante la frustration d’une française face à certaines traductions, et la différence entre les scènes de sexe en anglais et en français 😀 ,
Shelley Adina, la timide, à qui j’ai expliqué pourquoi la romance dite « inspirationnal » (romance chrétienne avec énormément de citations de la bible) ne marchait pas dans un pays qui a voté la séparation de l’église et de l’état et qui a vécu mai 68 😀 ,
Katharine Ashe, la passionnée marrante, avec qui j’ai partagé mes souvenirs de maîtrise sur la période médiévale qu’elle enseigne, au lieu de parler de ses bouquins :),IMAG0243[1]Tina Folsom, la coquine, qui vous explique avec l’œil qui frise que ses romans contiennent beaucoup de sexe, et qui quand vous lui répondez que ça vous va très bien, vous répond « alors vous aimerez ma première ligne » :D.

Et puis il y a eu le documentaire « Love between the covers », une immersion dans le monde de la romance aux USA, un documentaire extrêmement bien fait, très émouvant (je ne suis pas la seule avoir lâché une petite larme:)), instructif et respectueux.

Bref, ce premier festival a été une vraie réussite, et j’espère qu’il sera le premier d’une longue lignée:)

IMAG0252[1] En plus ont a été couvertes de cadeaux, merci encore !

Récit d’une lecture commune (pas) ordinaire…

Ami lecteur, amie lectrice, tu ne devrais peut-être pas lire ce billet. Même que je me demande si j’aurais dû l’écrire. Mais dans un moment de folie, je décide donc de le publier.

Sur cette simple promesse :
Cess: Nous sommes réunies ce soir pour lire ensemble ce livre qui promet d’être une pépite
(admirez la forme quasi religieuse de cette assertion)
je me suis lancée dans l’aventure whatsappesquo-littéraire la plus folle que j’ai pu vivre à ce jour.
Car, souvenez-vous,  non seulement j’ai participé au challenge « oh my, cette couverture! », mais je me suis engagée à lire avec Cess les livres de sa sélection de la couverture la plus moche.
Et là, franchement, je ne m’attendais pas à lire pire que « le meilleur des deux mondes ». et bien si, ça existe.
Mais ce n’est pas tant de la lecture du chef d’oeuvre ci dessous qui sera l’objet de ma chronique, mais bien ce qui se passe pendant une lecture commune, appelée LC par toutes celles et ceux qui se la pètent – moi la première.
aladin-et-son-prince-charmant--dans-le-repaire-du-dragon-309368Oui, ce sont les coulisses de cette lecture que j’ai envie de graver dans le blog ; un souvenir qui à mon avis me fera rigoler encore pendant dix ans.

Il y a eu d’abord les 300 messages (au bas mot) avant même que la lecture ne débute. Sachant que le  livre fait 33 pages en tout, il y a déjà eu en moyenne 10 messages par page à lire (car oui le livre reste à lire, je vous le rappelle)

Jour de boulot pour moi, je découvre avec effarement lors de ma pause-café ces centaines de messages et j’ai bien failli recracher le dit café dans la seconde. Car je comprends enfin avec qui je vais faire cette lecture : 7 trolles  à couettes multicolores, à l’imagination fertile et aux gloussements contagieux.

troll4Il en va ainsi du titre de la discussion, qui changera 4 fois au cours de la lecture, commençant par « Aladin et son gros engin » (classe et finesse, c’est donc Cess!)(oui ça rime, et exprès en plus) pour finir par « Aladin craint du boudin » (la aussi la rime est riche, mais celle-là n’est pas de moi!).

Les trolles commencent par faire les effarouchées : « Encore un titre pas du tout gênant quand il s’affiche sur le téléphone… » ou des « Si mon mec voit le titre de cette conv sur mon tel je suis cuite » pour ensuite faire le listing de tous ces titres que ma pudeur naturelle ne me permet pas de répéter ici (mais il y a un mythique « Et Re-Thorne la » enfin moi je dis rien).

Puis les trolles entrent dans un brainstorming époustouflant sur la seule base de la couverture…  Car une question essentielle se pose : qu’y-a-t-il dans le livre ?! L’une voit la promesse d’un tapis volant aux coins à franges et à coquineries, l’autre une lampe à frotter de façon impie, la troisième se demande si le dragon va mettre le feu à une partie précieuse de l’anatomie de nos deux héros…
ce qui m’amène à vous dévoiler un peu de cette discussion :
Trolle 1: Je tripe toute seule depuis tout à l’heure à essayer d’imaginer les dialogues, du genre « oh oui, Aladin, frotte ma grosse lampe et tu verras ce qui va en sortir »… Vous avez une mauvaise influence sur moi, je crois !
Trolle 2: J’adore le « et tu vas voir ce qui va en sortir » ;))) A priori pas ce que tu crois! Des milliers des petits génies .. Des spermatogénies!
Ou encore:
Trolle 1: Ce serait dommage de pas finir la LC…
Trolle 2:  C clair!!!! Tu raterais tt le passage avec le tapis branleur en plus!!
Trolle 3: Faut qu’on arrête avec le tapis branleur parce que la déception risque d’être insurmontable.
Et insurmontable fut la déception…

Certaines affichèrent une ambition dévorante, se proposant même de mailer l’auteur Alex Anders si besoin est, pour lui proposer des idées et même un titre novateur: Les chroniques du Tapis Branleur – tome 1 : Aladin et le Dragon Cochon.(*)
Et il n’y a pas eu encore une ligne de lue à ce moment là de notre conversation…

Mais brisons-là cher lecteur, chère lectrice…
je crois t’avoir dévoilé un peu trop de notre intimité trollienne! Saches juste que j’ai édulcoré largement cette journée de fou-rire intense, car nous avons été encore – et je paraphrase ici Pierre de Coubertin – plus vite, plus haut, plus fort !
Et je t’invite à lire l’article de Cess sur la lecture de ce chef d’oeuvre qu’est Aladin et le prince charmant pour en savoir plus…

(*) Pour info, Alex Anders a écrit entre autres : Engrossée par l’héritier du Sheikh ou encore Le grand garçon à sa maman

Top ten Tuesday : mes 10 plaisirs coupables

Après avoir listé les siens, Cécile demandait à la fin de son billet quels étaient nos plaisirs coupables. Je me lance dans mon premier TTT !

chocolat1/ le chocolat. Sous toutes ses formes, dans toutes ses associations (sauf l’infâme Forêt Noire) avec une pensée émue pour le gâteau de mousse au chocolat avec des « thé bruns » trempés dans du café de ma petite maman.

2/ le thé au lait sucré. Ma boisson préférée pour accompagner une longue soirée d’hiver et de lecture.coeur-artichaut-copie-1

3/ je lis des romans à l’eau de rose, qui font battre mon petit cœur de midinette, et parfois… je mets le nez dans un Harlequin. Si si, moi l’intello de base, je fais ça. J’adore les amours contrariées, les angoisses de ceux qui s’aiment mais ne se le disent pas, toussa toussa…

4/ la sieste. Quand il fait chaud à l’extérieur, qu’on entend le murmure de la ville qui s’agite au loin, s’enfoncer dans la rêverie, puis dormir paisiblement… et se réveiller, saisir de nouveau les bruits de la ville, et regagner doucement le quotidien…

Gabaldon-Outlander-140x2055/ l’Ecosse et les highlanders. Depuis que K. m’a fait mettre le nez dans « le chardon et le tartan » et fais croiser le chemin d’un certain Jamie, je me suis prise de passion pour un certain type d’homme…600full-kevin-mckidd

6/… ce qui m’amène à ce point-ci. Kevin McKidd. Me demandez pas si je bave devant, car oui, je bave devant. Pas d’une beauté lisse, mais un charme et une voix… Arghhhh. Vous visualisez le loup de Tex Avery, mâchoire qui tombe, langue qui se déroule, yeux exorbités ? C’est tout moi. Je le guette dans Grey’s anatomy, et j’avoue avoir googliser son nom… Juste pour regarder!

sashimi-Planet-Sushi-II-87/ la cuisine japonaise. Le sashimi, raaahhh un bon sashimi de saumon… mais pas que. Qui commence à explorer la cuisine japonaise découvre un nouveau monde…

8/ l’odeur de la peau de ma fille ; Est-ce dû à l’allaitement long que nous avons vécu ? Son odeur a le don de me faire sécréter des endorphines…

9/ me mettre à la terrasse d’un café, regarder et écouter les gens qui passent ou qui m’entourent, partager un moment de vie qui peuvent être d’une banalité totale ou d’une intensité absolue…

10/ le daydream. (Je ne savais pas que ça portait un nom !) Pendant des heures, Je rêve… selon les difficultés du moment. Je gagne au loto, pars vivre au Danemark, refais la déco de chez moi, organise de grandes fêtes où je liste inlassablement ceux que j’ai envie d’inviter, 2592931684.2je dis aux gens aux gens que j’aime tout ce qu’ils m’inspirent…

Et vous? quels sont vos plaisirs coupables?

Stone Soup de Jan Eliot – Ca me rappelle des souvenirs lol

Sans-titre-1– Désolée Maaadame, vous ne pouvez décemment pas allaiter votre bébé ici
– je ne peux pas?
– tenez
– Gardez la jusqu’à ce que j’ai fini mon repas.

ss100504interruption de la pause café
– C’est bon. J’ai appris à l’aimer froid

interruption de la communication
– qu’est ce que tu disais
– Je disais quelque chose?

interruption de cerveau
– Va au bout de ta pensée
– Je pensais?