La famille Bélier

belierUn Noël dans une salle obscure, dont je ressors enchantée!
Ce film est une petite pépite.

Le synopsis: Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

Remarquablement joué, extrêmement bien écrit, drôle, touchant, émouvant… Et qui a réussi à me  faire apprécier Michel Sardou, faut le faire!

Les acteurs sont tous bons. Louanne Emera a une sacrée voix (je viens de découvrir qu’elle sort d’un télécrochet). Tous les ados sont criants de vérité (ah la la!!! comme j’ai pensé à mes préados personnels!); Aucune larmoyance sur la surdité, au contraire une vision assez juste des positionnements possibles chez les sourds et malentendants. Le prof de chant désabusé m’a fait personnellement beaucoup rire. Karine Viard en ex-reine de beauté est magistrale. Et Francois Damiens est tout en justesse comme d’habitude.

Et de la tendresse. des tonnes de tendresse…. Franchement, allez le voir!

Jeu d’ombres : Sherlock Holmes 2

19849297.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111116_121029Synopsis et détails (Allocine.com)
Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral. Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux Etats-Unis, un baron de l’acier vient de mourir.
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques. Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif. S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

De l’action, de la finesse, du rythme, du beau garçon, de l’humour… Tout ça dans un film ? Oui c’est possible ma petite dame ! Ce Sherlock Holmes rempli toute ses promesses. Très chouette visuellement (certaines scènes louchent sur le John Woo de la grande époque avec ses ralentis spectaculaires), scénario intéressant et pertinent historiquement, acteurs formidables, Robert Downey Jr en grande forme, virevoltant, et Jude Law, métamorphosé par ses favoris et ses moustaches, perd son côté « je-suis-un-super-beau-gosse-tout-lisse », ce qui mets vraiment son jeu d’acteur en valeur. J’ai passé un très bon moment de cinéma.

 

The artist

The-Artist-afficheUn acteur au firmament de sa gloire, une aspirante actrice qui cherche à percer. Une histoire d’amour touchante, sur fond de bouleversement irrépressible et implacable du cinéma : l’avènement du cinéma parlant.

Gros, gros coup de cœur pour ce film ! Quel bonheur de voir un film intelligent, fin, drôle, émouvant, remarquablement bien joué ! Un magnifique hommage aux débuts du cinéma, un film muet avec une musique superbe et à propos. Jean Dujardin est formidable, et Bérénice Bejo pétillante, charmante, émouvante à souhait.

Courrez le voir !

Hiiiiiiiiiiiiii!!!!!

true-blood-poster-2C’est en substance le cri de plaisir que j’ai eu quand j’ai découvert les deux premiers épisodes de la quatrième saison de True Blood.
Et oui, devant elle, je confesse perdre totalement mon cœur d’artichaut. Cette série est gore, trash, crue, mais m’a totalement accrochée.

Le tour de force d’Alan Ball est d’avoir repris l’histoire de Sookie Stackhouse, mais de l’avoir habilement transformée pour en faire quelque chose d’autre. Je n’en attendais pas moins du créateur de la série « six feet under », excellente série elle aussi, décalée, étrange.
On retrouve parfois dans les premières saisons de « True Blood » des pans entiers de dialogue des livres de Charlaine Harris. Et pourtant, l’histoire n’est pas totalement la même, le destin de certains personnages est transformé, étoffé. La grande trame des relations entre les personnages des romans est globalement respectée. Et cette saison – Oh my gosh!- correspond au quatrième livre de Harris, et va ravir les fans ericophiles 😛 Les vrais fans de la série écrite crieront parfois, allez, souvent, à la trahison. Moi je m’en fiche, je considère que ce sont deux œuvres qui se parlent, à la fois différentes et très semblables.
Et puis les scénaristes se font un malin plaisir de nous laisser à chaque fin d’épisode sur un cliffhanger : juste de quoi pousser un « hiiiiiiiiii »  de frustration et attendre avec impatience l’épisode suivant !

Le générique est en lui-même un morceau d’anthologie. Etouffant, moite, comme peut l’être de la Louisiane, provocateur quant à sa comparaison entre la violence potentielle contenue dans la religion, le sexe et la nature. Le clin d’œil du « God hate Fangs » (Dieu hait les gens qui frayent sexuellement et sanguinement avec les vampires – fang voulant dire croc) au slogan des extrémistes religieux et puritains « God hate fags » (dieu hait les tapettes) situe tout de suite l’ambiance de la série.
Et la chanson de Jace Everett « Bad things » répond très bien aux images
Les ravages de la drogue, l’obscurantisme religieux, la haine raciale, sont évoqués tour à tour dans la série, d’une manière outrancière parfois, bon, allez, souvent. Mais c’est aussi  une série qui ne se prend pas au sérieux pour autant, qui flirte avec la série Z et le second degré dans les scènes vampiriques. Et qui donne une drôle d’image de la Louisiane, un des état des USA, les plus pauvres, les plus incultes, avec des taux d’alcolisme et de grossesse d’adolescentes record. On est loin, très loin du rêve américain. Il s’est échoué comme une baleine sur les plages de Louisiane.
Le violoncelle qui sous-tend la bande son, à la fois inquiétant et envoutant, les musiques dédiées aux personnages principaux des scènes qui s’enchainent, augmente à mes yeux l’intensité de la série. La musique est même un personnage à part entière à mon avis.

Midnight in Paris

19702766.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110328_100216« Un monde sans Woody Allen ne serait pas supportable ». Ma foi, la personne qui a dit ça, et dont on m’a rapporté les paroles, n’avait pas tord ! Sa sinistrose, sa logorrhée, ses névroses, son humour tendre ou grinçant, tout fait mouche chez lui. Dans son œuvre, il y a les petits ou les grands films de Woody, mais il n’y a pas de mauvais Allen. Bon, maintenant que vous avez vu que j’étais totalement impartiale sur le sujet, je vais vous parler de Minuit à Paris. La première chose à savoir : même le plus brillant acteur–doubleur français ne peut rendre le charme de l’obstination à parler vite de pleins de choses de Woody Allen.

L’histoire du film : Gil, scénariste pour Hollywood, est un écrivain qui n’écrit pas. Son roman est en panne depuis des années, il ne sait pas comment le construire. Il part à Paris avec sa fiancée, Inez, jeune femme californienne pourrie gâtée par ses parents, très riches, qui ne tiennent pas en grande estime cet écrivaillon incapable d’accoucher de son livre. Sur place, ils croisent une ancienne connaissance d’Inez, Paul, professeur imbu de lui-même, dont elle est plus ou moins amoureuse, ce qui agace prodigieusement Gil, qui connait la fatuité de Paul. Gil a déjà vécu à Paris, et cherche à renouer avec ses jeunes années, quand l’inspiration et l’envie d’écrire étaient intactes. Un soir, saoul, il décide de rentrer à son hôtel à pied plutôt que de suivre sa fiancée en boite de nuit. Sur son chemin, à minuit pile, il croise une voiture des années 20 ; on lui propose de monter, et le voici parti dans une folle nuit où il rencontre ses auteurs préférés, plongé dans les années 20, le jazz et la littérature. Il recommencera le voyage plusieurs fois… Et je ne vous en dit pas plus !

J’ai été très surprise du choix d’Owen Wilson pour le rôle principal. Et bien il est tout à fait crédible dans le rôle de cet écrivain lunaire et mal dans sa peau, dépassé par l’activité et l’obstination à être superficielle de sa fiancée (bon en vrai elle ne s’obstine pas, elle est superficielle). Ce film, hommage carte postale aux années 20, au Paris de Modigliani et de Scott Fitzgerald, à l’insouciance (supposée) des années 20, est le prétexte à une réflexion sur le temps, la nostalgie d’un passé qu’on a pas connu et qu’on imagine toujours plus intéressant et heureux que la réalité de sa propre époque, et sur le fait qu’au lieu de rêver ainsi d’une époque révolue, il faut affronter son quotidien pour qu’il devienne intéressant et heureux. Son propos est beaucoup plus complexe et subtil qu’on ne peut le penser au premier abord. La reconstitution est superbe, la rencontre des écrivains et peintres de l’époque, l’astucieux et malicieux dialogue entre Gil et ses idoles, tout concourt à des scènes drolatiques et savoureuses. Woody Allen s’est fait plaisir, et nous en donne. Je suis ressortie avec un grand sourire aux lèvres.

La conquête

19725453.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110427_101523« Ceci est un œuvre de fiction ». C’est peut ou prou l’avertissement qui apparait avant le début du film.
Oui mais… C’est Patrick Rotman, historien spécialisé en histoire contemporaine et documentariste, qui a écrit le scénario. Donc si on imagine bien que les scènes privées ont été imaginées, elles se basent sur des choses qui ont été récoltées pour être au plus juste de la réalité…

Il s’agit donc de l’histoire de N.S., homme politique, de la droite française, qui a l’ambition d’être un jour président. Il est épaulé de la femme qu’il adore, C.S., très engagée dans la carrière politique de son mari, qui l’épaule et lui sert de conseiller. S’entrecroisent des images de N.S. le jour de l’élection présidentielle, seul, essayant désespérément de contacter sa femme au téléphone, avec le parcours de N.S., du rôle de ministre à celui de président de son parti puis à celui de prétendant au poste de président de la République Française. On suit la déliquescence de ce couple au début très soudé, parce qu’elle rencontre le nouvel homme de sa vie, trois ans avant l’élection présidentielle. On voit N.S. ramer pour reconquérir sa femme, un élément supplémentaire dans ses ambitions politiques, réussir pour la ramener auprès de lui, lui offrir le palais de l’Elysée.
On assiste aux démêlés de N.S. avec le président de la république, J.C., passages pleins de bons mots où il semble que le président ne prend pas la mesure de l’ambition de N.S., contrairement à sa femme, B.C., qui soutient activement son poulain politique.
On assiste à la guerre larvée de N.S. avec D. de V., opposant politique du même bord, premier ministre, pleine de coups bas et d’hypocrite amitié.

Sous-tendu par une musique de cirque, le film montre tous les tours et détours pour réussir en politique, tout en permettant de porter un regard ironique sur ce qui se passe. Il y a un côté fascinant à voir comment se construit l’image d’un personnage politique, mais aussi ses discours, son programme, comment se comportent les fidèles, les traitres et les ennemis.

Ce film m’a plu, parce que je n’avais pas la chronologie en tête (je me suis même demandée si je n’avais pas passé quelques années dans un trou noir lol) et que le décryptage de la politique politicienne vaut le détour.

The Tree of Live

19704053_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110329_114352Vous n’avez pas aimé « 2001 l’odyssée de l’espace » de Kubrick ? Il y a de grande chance que vous passiez à côté de ce film !

Autant le dire tout de suite : il y avait peu de personnes dans la salle, 1/3 sont partis en cours de film, 1/3 a fini le visionnage pris de fous-rires nerveux, et un autre tiers est resté silencieux, contemplatif, et intéressé… et dérouté, surement !

 Le titre du film n’est pas innocent : les arbre de vie gravés, peints, brodés, imprimés ou sculptés existent depuis le début de l’Histoire. Ils semblent symboliser la force de la vie et ses origines, l’importance des racines et le développement de la Vie.(*)

Ce film est un collage : la résonance de la mort d’un jeune homme de 19 ans chez sa mère, son père, son frère ainé ; les souvenirs d’enfance du frère ainé, marqué par l’éducation stricte voire rude dispensée par le père, contrebalancée par la douceur et la souplesse de la mère ; le travail de deuil ; la naissance de l’humanité…
Tout cela s’entremêle pour une incroyable ode à la vie, et pour moi, une réflexion sur le rapport au divin, à la mort, à l’au-delà. C’est sensible, douloureux, magnifique.

Je ne peux recommander un film comme celui-ci ; sachez juste que je ne l’avais pas vu seule et que nous n’avons pas vu le même film, pas été marqué par les mêmes choses. Ce film est OFNI (objet filmé non identifié) qui tient de la philosophie, de l’art visuel, et nécessite une bonne dose de réflexion personnelle, en confrontation avec celle de quelqu’un d’autre 🙂

(*) wikipédia

 

 

Koi Kaze

2043__anime_cover Parler de Koi Kaze (prononcer koille kazé), c’est parler d’un sujet éminemment sensible, celui de l’inceste. Ici, c’est un inceste frère/sœur.

Koshiro Saeki est un jeune homme de 27 ans qui a un travail de base dans une agence matrimoniale.
Nanoka Kohinata est une jeune fille de 15 ans qui va au lycée.

Un matin, Koshiro remarque cette jeune fille dans le train. Elle perd son passe de l’école, il le ramasse, et fait ainsi sa connaissance.
Ce soir là, son père, avec qui il vit, lui annonce que sa petite sœur, avec qui ils ont à peine vécu avant le divorce des parents, va venir vivre avec eux.
Le lendemain, Nanoka se trouve devant l’agence de Koshiro. Il vient de recevoir des entrées pour un parc d’attraction tout proche et ne sait qu’en faire. Il décide d’inviter la jeune fille à y aller.
Dans la grande roue, ils échangent sur leurs histoires d’amour passées. Lui vient de rompre avec une femme et s’est rendu compte qu’il n’était jamais vraiment tombé amoureux. Elle s’est rendue compte qu’elle s’était abîmée dans une relation à sens unique avec un camarade de classe au collège.
Ces deux là éprouvent une forte attirance pour l’autre… mais alors qu’ils sortent du parc d’attraction,  un homme s’approche. Nanoka attendait son père, Koshiro reconnait le sien… Ils sont donc frères et sœurs. Les voilà donc en train de cohabiter… et ne savent pas comment gérer la situation.

koiscan3.sizedOn suit surtout les errances psychologiques de Koshiro, totalement dépassé, persuadé qu’il est un monstre, se demandant comment se sortir de là… Un peu moins Nanoka, qui reste plus mystérieuse à mes yeux, jusqu’au moment où son frère, n’arrivant plus à gérer sa passion, décide de déménager pour ne pas succomber. Là elle dévoile ses vrais sentiments, et surtout une inébranlable volonté : celle d’aimer son « frère » comme un homme.

Cette histoire illustre des leviers littéraires japonais : l’inceste, les frères et sœurs qui ne sont pas élevés ensemble, le nom de famille de la jeune fille a été changé, une relation adulte/jeune fille…

 Il faut donc que je vous donne mon avis : j’ai aimé cette série. Presque malgré moi car le sujet est hautement sensible.

Pourtant on s’attache aux deux protagonistes, parce que ce n’est facile ni pour l’un, ni pour l’autre, qu’ils passent leur temps à essayer d’échapper à cette histoire. La narration prend tumblr_lhlc110dmg1qaom9go1_500son temps, distille des indices ça et là sur ce qu’ils éprouvent réellement,  ça reste très pudique. Il y a une délicatesse dans cette œuvre que je n’ai pas retrouvée ailleurs sur le même sujet. Et est venu le moment où je me suis dit « oh puis zut ! Ils s’aiment ! », ce qui a profondément perturbé mon schéma de pensée ! j’ai vu cette série il y a 10 ans, je l’ai revue pour cet article, et je me suis fait avoir les deux fois. Peut-être parce qu’ils n’ont pas du tout été élevés ensemble. Ils ont été élevés dans l’absence totale de l’autre, celui qui n’existait plus du fait de la séparation. Ils se rencontrent par hasard, et s’ils n’avaient pas été frères et sœurs, cette histoire d’amour aurait pu sembler commune. Peut-être parce que c’est Nanoka qui fait bouger les choses : elle sort du statut de victime potentielle pour entrer dans celui d’actrice de sa vie.

 Bref je m’interroge encore sur le fait que j’ai aimé… Nous nous interrogerons peut-être ensemble ?

The big Bang Theory

BigBangTheorySérie comique
en cours de production

Leonard
Raj, did you ever tell your sister about the time Sheldon got punched by Bill Gates?
Raj, as-tu jamais raconté à ta soeur la fois où Sheldon s’est fait frapper par Bill Gates ?

Priya :
Oh, God, you’re kidding.
On mon Dieu, tu plaisantes !

Leonard :
Nope. gave a speech at the university. Sheldon went up to him afterwards and said, « Maybe if you weren’t so distracted by sick children in Africa, you could have put a little more thought into Windows Vista. » Bam! Right in the nose!
Nan. Il est venu faire une conférence à l’université. Sheldon est ensuite allé le voir et lui a dit « Si vous n’aviez pas été si distrait par les enfants malades d’Afrique, vous auriez pu vous concentrer un peu plus Windows Vista. »  Et pan! En plein dans le nez!

  Episode 17 saison 4
traduction : ma pomme

Penny (en plein essayage de robes sexy) :
What do you think?

Et ça ?

Amy :
That should display enough of your bosom to attract a new mate, or a hungry infant.
Ça découvre suffisamment tes seins pour attirer un mâle, ou un nourrisson affamé.

Episode 17 saison 4
traduction : ma pomme

Une série découverte grâce à S. qui avait mis un commentaire sur son Facebook. Sois-en encore remerciée !!

C’est l’histoire de deux colocataires et amis, Leonard Hofstadter, un physicien expérimental, et Sheldon Cooper, un physicien théorique, qui voient un jour s’installer dans l’appartement sur le pallier Penny, actrice qui ne trouve pas de rôle et travaille donc comme serveuse, fille jolie et délurée. Les deux colocataires sont des cerveaux, elle n’a pas fini le lycée. Les garçons sont des geek, elle passe ses soirées à sortir.

Léonard est sous le charme… Et invite Penny à venir les rejoindre pour manger, et lui présenter les deux autres membres de la bande de potes, à savoir Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali, qui sont aussi leurs collègues. Evidemment, la confrontation entre la serveuse un brin superficielle et les quatre cerveaux totalement inadaptés à la vie courante entraine quiproquos et situations comiques.

Les personnages sont totalement stéréotypés, ce qui fait le charme de la série.

Les garçons sont des ados attardés, se chamaillant pour savoir qui de Babylon 5 ou de Star Trek est la meilleure série de SF, se rendant à des concours de costumes de personnages de comics books, jouent à des jeux vidéos (et j’en passe !) et ne savent pas comment se comporter avec une jolie fille. Régulièrement ils s’engagent dans des grandes discussions scientifiques et s’emballent dans leurs propos. Penny les regarde comme si elle venait de rencontrer des extra-terrestres. Coeur d’artichaut et pas froid aux yeux, c’est une fille qui vient d’un bled paumée de l’Ohama en espérant faire carrière à Hollywood et qui doit se contenter de rôle minables et de son travail de serveuse.

 Sans-titre-2Léonard est timide qu’il en peu plus, mais finalement le plus « normal de la bande ».

Penny est superficielle, fauchée, et ne comprends pas la moitié de ce que les garçons racontent. (enfin, au départ…)

 Howard porte un faux col-roulé sous toutes ses chemises, a la drague la plus nulle qui soit (graveleuse et toujours à contretemps), vit avec sa mère (juive) avec il entretien une relation totalement tordue, et se plait à croire qu’il est un play-boy. Il est ingénieur, le seul à ne pas être docteur en quelque chose, ce que Sheldon adore souligner.

 Raj est pathologiquement incapable de parler en présence d’une femme. L’alcool lui délie la langue, mais fait de lui un mufle patenté. Son accent est à couper au couteau, et il a parfois des incompréhensions culturelles hilarantes.

 Sheldon est, comme il se plait à le rappeler, un génie d’un QI supérieur à Einstein. Mais c’est aussi un être incapable de comprendre les émotions et les sous-entendus (il fait penser à quelqu’un souffrant du syndrome d’Asperger), donc en total décalage avec le monde qui l’entoure ; ce qu’il l’amène à proférer des horreurs sur/à des gens car il n’a aucun empathie.  Il souffre aussi de tocs et tyrannise tout son entourage avec son emploi du temps immuable, sa peur des microbes, et son obstination à avoir sa place à lui sur le canapé (et là aussi j’en passe !). Il a toujours une anecdote très savante à donner sur tout.(Oui c’est mon chouchou 🙂 )

Cette série est excellente ; c’est la sitcom typique comme seuls les américains peuvent en créer. Format très court (20 mn), une phrase percutante toute les 10 secondes, des situations à mourir de rire et  une valse amoureuse entre Penny et Léonard. Ça fait mouche, et ça donne la pêche !

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Elle s’appelait Sarah

affiche-sarahElle s’appelait Sarah
Drame historique
Adapté de Elle s’appelait Sarah écrit par Tatiana de Rosnay
Réalisation Gilles Paquet-Brenn
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Avec: Kristin Scott Thomas (Julia Jarmond), Mélusine Mayance (Sarah), Niels Arestrup (Jules Dufaure), Aidan Quinn (William Rainsferd)

Le film est sorti l’année dernière mais le DVD vient de sortir et je ne peux m’empêcher de vous en parler.

Voici le résumé de la FNAC (c’est bien fait, donc je copie) :
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.

Destins croisés de cette petite fille dans la tourmente de l’histoire et de cette femme à un tournant de sa vie, on passe de l’histoire de l’une à l’histoire de l’autre, frustrés  sur le moment de ne pas en savoir plus sur l’une mais avide de savoir ce qui suit pour l’autre.  Tout au long du film on veut savoir, on redoute de savoir, on espère savoir… et on est surpris.

Kristin Scott Thomas est tout simplement magnifique, forte et fragile à la fois, totalement investie par cette enquête qui l’amène vers un secret de famille (celle de son époux); Mélusine Mayance est formidable dans ce rôle vraiment pas évident pour une petite fille; Niels Arestrup est  tout en pudeur, en retenue et en puissance.

La reconstitution de la rafle du Vél D’hiv est magistrale, ainsi que celle de Drancy. Très vite, je ne me suis plus sentie spectatrice. J’y étais, je sentais ces odeurs de peur, de saleté, de promiscuité, cette chaleur étouffante, j’ai ressenti une angoisse terrible et j’ai commencé à pleurer pour ne m’arrêter que 10 mn après la fin du film. Je sais que le film a été parfois critiqué sur le thème « c’est facile de faire pleurer dans les chaumières avec ce genre de sujet ». Pour ma part, j’ai trouvé que le ton était juste.

Je suis restée sous le choc du film et je ne me résous pas à lire le livre de Tatiana de Rosnay car je suppose que la puissance des mots me chamboulerait tout autant et je n’y suis pas encore prête.

En dehors de l’histoire qui est à la fois belle et épouvantable, formidablement bien écrite, la réalisation toute en retenue fait de ce film une pièce de plus au devoir de mémoire. Parfois une fiction apporte tout autant qu’un témoignage.