Deep Love: Ayu no Monogatari – Yoshi et Yoshii Yuu

deep loveIl y a des lectures qui vous fichent une claque. Et vous laisse k.o. un bout de temps. C’est le cas de ce manga. Pas le genre à vous donner la pêche, c’est plutôt le contraire. C’est une espèce de fable philosophique, qui finit mal, mais expose son point de vue d’une façon précise, nette, au scalpel.

Yoshi s’empare ici d’un thème douloureux : la prostitution des lycéennes. Pour le fun, pour l’argent, les cadeaux, elles sont prêtes à vendre leur corps à des salarymen pour 30000 yen (environ 230 euros) la passe.

Ayu fait partie de ces jeunes filles. Pour elle il s’agit de gagner sa vie. Sans état d’âme, elle prend l’argent là où c’est facile. Elle vit avec son petit-ami, qui est un dealer. Ayu porte sur la vie un regard morne et désabusé. Surement par contraste, sa meilleure amie Reina, est toujours enjouée et pleine d’enthousiasme.

 Elle va faire trois rencontres significatives qui vont bouleverser sa vie : une vieille dame, qui essaye de partager sa foi en la vie malgré un passé traumatique, un chiot abandonné qu’Ayou et « Granny » vont adopter, puis après le décès de la vieille dame, de Yoshiyuki, le fils adoptif de cette vieille dame.

 Mais si Ayu s’est fait la promesse de redevenir pure par respect pour la mémoire de « Granny », l’état de santé de Yoshiyuki étant très mauvais, Ayu se mets en tête de gagner de l’argent pour lui payer son opération. Mais le père de Yoshiyuki est là, faisant barrage entre les deux adolescents, et encaissant toujours plus d’argent…

 A chaque page, le drame n’est jamais loin, et la tragédie se déroule sous nos yeux, inévitable, injuste, et profondément dérangeante et remuante.

 Manga non licencié en France.
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Celle que j’attendais – Sherry Thomas

celle quePrésentation de l’éditeur : « Bon voyage, mon oncle. Revenez-nous vite ! » La voiture disparue, le sourire d’Elissande s’évanouit. Son oncle, elle le hait pour ce qu’il leur inflige, à elle et à sa tante, depuis tant d’années. A Highgate Court où elles vivent coupées du monde, les brimades pleuvent, pourtant il faut jouer la comédie et toujours sourire en l’honneur de ce monstre. Elissande pourrait fuir, mais il n’est pas question qu’elle abandonne sa tante. Alors elle donne le change et espère, jusqu’au jour où elle rencontre le marquis de Vere. Elle n’a que trois jours pour l’épouser avant le retour de son bourreau. Elle ignore que, comme elle, Vere n’est pas celui qu’il prétend être…

 Alors là, je dis chapeau bas, et j’applaudis. Ce livre a remporté le RITA Award (prix littéraire américain) de la romance historique en 2011. Et c’est bien mérité.
J’ai rarement lu – dans le genre romance historique – une attaque de livre aussi astucieuse et drôle.

Tout le livre est à l’avenant. Astucieux, car il passe de la pure comédie au drame le plus intime (la destruction psychique par un pervers narcissique dans le sens psychiatrique des termes). Drôle parce que Lord Vere « dans » son personnage est hilarant et la scène de séduction entre lui et Elissande vaut son pesant de cacahuètes.

C’est un bon roman, qui peut se lire plusieurs fois (en tout cas moi je l’ai fait lol, je voulais en extraires citations mais tout le sel est dans la façon dont le texte se déroule. Du coup, je vous mets cette introduction du tonnerre).

Si avec ça vous n’avez pas envie de vous y plonger…

 Le marquis de Vere était un homme de peu de mots.
Pourtant, rares étaient ceux qui le savaient parmi ses amis et relations. Et celui qui l’aurait affirmé aurait déclenché une tempête de rires et de quolibets. Car en société, lord Vere était considéré comme un incorrigible bavard. Qui parlait à tort et à travers.
Aucun sujet ne l’effrayait, pas même le plus abscons, et il était toujours prêt à donner son avis, éclairé ou non. Il pouvait ainsi pontifier des heures durant sur« la préraphaélite » – qu’il pensait être une molécule récemment découverte par la science – ou sur les habitudes alimentaires des tribus pygmées du centre de la Suède.
Lord Vere était aussi un homme qui gardait jalousement ses secrets.
Cette seule idée aurait fait se tordre de rire ses pairs de l’aristocratie londonienne. Allons donc ! Se serait-on récrié. Ce moulin à paroles était toujours prêt à régaler la compagnie des détails les plus intimes de son quotidien, sans égard pour les chastes oreilles, ce qui donnait souvent lieu à des moments de cruel embarras pour son entourage.
Il n’hésitait pas à étaler les difficultés qu’il rencontrait à courtiser les jeunes filles de bonne famille. En effet, en dépit de son titre de marquis, il ne comptait plus les rebuffades. Il révélait également avec la plus grande candeur l’état de ses finances personnelles. Son analyse de la question était du reste fort discutable, puisqu’il semblait n’avoir qu’une très vague notion des fonds dont il disposait. Et avec ses camarades du club sportif, il allait même jusqu’à détailler la longueur et le diamètre de sa virilité, des proportions certes enviables, comme avaient pu le vérifier certaines veuves joyeuses qui, de temps à autre, ne refusaient pas quelques galipettes entre les draps en compagnie de ce grand gaillard au physique d’Adonis.
Pour résumer, lord Vere était un sot. Certainement pas un malade mental, pas plus qu’un arriéré : il n’était ni dangereux ni dépendant d’autrui pour la vie quotidienne. Non, lord Vere était juste une andouille. Inculte, prétentieux et bête à manger du foin, il n’avait aucune mémoire, mélangeait les dates et les événements, confondait allègrement les gens, et n’avait d’autre sujet d’intérêt que la mode, la bonne chère et sa petite personne.
Étant néanmoins inoffensif et d’un caractère enjoué, il était plutôt apprécié par ses pairs pour les moments d’intense distraction qu’il leur offrait.
Il n’était pas doué pour le tir, n’avait en tout et pour tout qu’une malheureuse perdrix à son tableau de chasse – et encore, pour avoir pressé la détente par mégarde. Sa maladresse effrayait. Il se trompait toujours de porte, appuyait toujours sur le mauvais bouton, la mauvaise manette, s’égarait sans cesse, que ce soit en ville ou à la campagne, oubliait l’heure, etc.
Il en était ainsi depuis le tragique accident de cheval dont il avait été victime treize ans plus tôt, si bien que nul n’aurait eu l’idée d’établir un lien entre sapersonne et certaines affaires criminelles qui avaient défrayé la chronique.
Rares étaient donc ceux qui connaissaient ses activités clandestines au service de la Couronne. Ces quelques initiés se demandaient parfois à quoi pouvait bien ressembler la vie d’un homme qui passait le plus clair de son temps à jouer les abrutis. Mais la question demeurait sans réponse. Car lord Vere était un homme de peu de mots, qui gardait jalousement ses secrets.
Mais, bien sûr, les secrets finissent toujours par s’ébruiter…
Pour lord Vere, le commencement de la fin survint lorsqu’il se fit piéger par une jeune personne d’une lignée à la moralité douteuse, et qui, par un étrange tour du destin, n’allait pas tarder à devenir la marquise de Vere.
Sa femme.

Une photo, quelques mots

Voici ma première participation à l’atelier d’écriture proposé par Leiloona qui soumet une photo toutes les semaines à l’imagination de ses lecteurs.

photo© Romaric Cazaux

 Je te verse ton thé.
Tu reste songeuse… Mais je sais que tu va relever les yeux et me dire « Merci très cher ».
Ces quelques mots, tu les délivreras avec un sourire.
Nous sommes des gens de peu de mots.
Après une si longue existence, toute notre histoire est écrite sur nos visages.
Chaque ride est un chapitre d’une vie bien remplie.
Alors nous dégusterons le silence tout en partageant ces énormes parts de gâteau à la crème.
Comme tous les mercredis après-midi, nous nous sommes réfugiés au salon de thé.
Puis nous rentrerons.
Je te prendrais la main, tu la serreras un peu fort.
A la porte, nous nous séparerons.
Personne ne sait à la maison de retraite, nos familles ne sont pas au courant.
Nous nous sommes rencontrés. Nous aimons de nouveau.

Beauté fatale de Sherry Thomas

beauta10Présentation de l’éditeur : Le jeune duc de Lexington est foudroyé par la beauté de Venetia Easterbrook. Mais il ne tarde pas à apprendre que sa splendeur vaut la noirceur de son coeur : elle a causé la mort de ses deux premiers maris. On la dit égoïste, vaniteuse et superficielle. Tout ce qu’il déteste ! Pourtant, en dépit des années qui passent, il demeure obnubilé par la noblesse de ses traits. Jusqu’au jour où, lors d’une traversée transatlantique, il tombe éperdument amoureux d’une mystérieuse baronne qui refuse de lui dévoiler son visage. Christian se croit sauvé de son obsédante passion. Il ignore que ces deux femmes ne sont qu’une seule et même personne…

Difficile de passer après cette présentation par l’éditeur, parce qu’à mes yeux elle distord le récit de Sherry Thomas. C’est donc d’une plume vaillante (ou plutôt d’un clavier malmené) que je m’en vais rétablir son propos. Enfin, je vais essayer de vous présenter ce livre sans trop en dire, tout en disant assez quand même :o) Sherry Thomas est très difficile à résumer, son écriture est riche, complexe, elle donne envie de rentrer dans le détail. Elle arrive à installer une sorte de tension, une sensualité, qui fait qu’on a qu’une envie : finir le livre au plus vite !

1886. Christian, le jeune duc de Lexington (il a 19 ans), au cours du  match de cricket qui opposait chaque année les collèges d’Eton et de Harrow, est donc foudroyé par la beauté de Venetia Fitzhugh Townsend, spectatrice dudit match. Malheureusement il apprend dans la foulée que  celle-ci est mariée à Anthony Townsend. Cette unique rencontre, alors qu’il n’a fait que la voir de loin, nourrit nuits après nuits ses fantasmes, des plus érotiques aux plus sentimentaux. Il termine ses études de naturalisme, part deux ans faire des fouilles en Allemagne.

Lors d’un de ses passages à Londres, il rencontre Townsend, qui reconnait en lui le jeune homme qu’il a vu dévisager sa femme lors du match de cricket quelques années plus tôt et lui tient des propos outrageux sur son épouse.

Une semaine plus tard, Venetia devient veuve et fait l’objet d’un premier scandale : son mari ne lui laisse rien, ruiné selon la rumeur par une femme capricieuse et exigeante. Un an et demi plus tard, deuxième scandale : elle se remarie avec un homme riche, de 30 ans son aîné, Easterbrook, sans observer la période de deux ans de respect du deuil. Puis un troisième scandale entache de plus belle la réputation de Venetia : il se murmure qu’elle n’était pas auprès d’Easterbrook auprès de son lit de mort lors de son décès, trop occupée à le cocufier pour être présente.

Pourtant elle ne cesse d’obséder Christian. Il l’a recroisé une fois dans la rue, et le même sentiment que le monde s’arrêtait de tourner l’avais envahit. Mais malgré ses rêves et ses fantasmes, il la méprise à présent.

1996. Lors d’une conférence à Harvard, Christian se laisse emporter lors d’une réponse donnée à son auditoire, pour étayer son propos sur la beauté physique et son lien avec la sélection naturelle, et indique que devant la beauté, les réactions des êtres humains restaient aussi profondément irrationnelles car elles deviennent un passe-droit. Il cite comme exemple une veuve, dont la respectabilité est entachée par deux veuvages scandaleux, mais qui continue à être reçue par la bonne société en vertu de sa beauté extraordinaire. Il ne donne pas de nom. Mais dans ce même auditoire, Venetia, sa sœur Helena et sa belle-sœur Millie ne s’y trompent pas… et seul l’océan qui les sépare de l’Angleterre permettra peut-être qu’un nouveau scandale ne sévisse. Venetia est folle de rage : comment a-t-il pu tenir de tels propos sans la connaitre, sans connaitre la vérité ? Aveuglée par la colère et suite à un quiproquo, elle pense tenir sa vengeance : elle partira sur le même bateau que lui pour l’Angleterre, le séduira et puis l’humiliera en retour.

Oui mais…

Ouf pari tenu ! Vous avez la trame du début, en gros, mais pas les subtilités du récit, il  faudra le lire pour les connaitre !

A savoir : ce premier tome fait partie d’une trilogie. On suit donc en fait la famille Fitzhugh, Venetia en est l’aînée. Se dessinent le deuxième tome, consacré à son frère George que tout le monde appelle Fitz, et le troisième, consacré à Helena, la jumelle de celui-ci. Et on apprend plein de choses qui ne donnent qu’une envie : la suite!

Lire du mommy-porn me fait réaliser ce que ma vie aurait été si j’avais rencontré un milliardaire dominateur et sexy au lieu de mon mari (*)

 (*) Cette citation est tirée de l’excellent site urban dictionnary et me fait franchement rigoler car elle résume tout à fait le phénomène du mommy-porn à mon avis :).

Et là je sens les inquiétudes monter : « m’enfin, tu lis ça toi ?! ». Et bien oui, je l’ai fait ! Mais rien que pour vous !

Agacée (légèrement amusée en fait) par la question récurrente « Au fait, tu as lu 50 nuances de Grey ? » que me posait ceux qui savent que je blogue sur mes lectures, moi qui n’avait aucune envie de le lire au départ, puisque c’était présenté comme une fan-fiction de « Twilight » que j’avais modérément apprécié, j’ai fini par voir qu’un phénomène littéraire émergeait : le mommy-porn.

Formation d’historienne-sociologue oblige (ouais, faut bien justifier la curiosité quoi) (mais la formation je l’ai quand même, souvenez-vous c’était au siècle dernier, j’avais 20 ans …), j’ai décidé de me pencher sur le sujet (après tout, c’est ce que j’avais fait pour la bit-lit et je m’en suis pas si mal porté depuis !) (Tiens, Cess déteins sur moi, je commence à mettre des parenthèses partout) du mommy-porn, et ne reculant devant rien, je ne me suis pas tenue aux seules nuances, j’ai aussi choisi deux autres livres pour pouvoir répondre à ces si importantes questions : qu’est ce donc que ce mommy-porn ? 50 nuances de Grey est-il un chef-d’œuvre littéraire ? Vais-je aimer ce que je vais lire ?

Oui, d’abord, qu’est ce donc que le mommy-porn ?

Déjà, sachez que le mot vient de rentrer dans le dictionnaire anglais, le Collins, donc l’équivalent de notre Larousse ou notre Robert.
Ça prouve que ça devient du sérieux.C’est donc un sous-genre littéraire de la littérature érotique, dont les caractéristiques sont (en gros, je vais pas vous faire une thèse non plus 😀 )  :
– l’auteur est une femme, une mère de famille d’une quarantaine d’années
– le sujet est l’initiation d’une jeune femme innocente et naïve à une sexualité qu’elle n’imaginait pas
– par un magnifique mâle alpha, riche, obsédé du contrôle,
– qui reste dans le cadre d’une sexualité sulfureuse mais tolérable (donc on va au-delà d’une sexualité dite hétérosexuelle classique appelée « sexe vanille », vers le bondage et le sadomasochisme, mais on reste dans la notion de consentement entre adultes)
– ça reste une histoire d’amouuuur
– les lectrices sont censées être du même statut social que l’auteur donc la fameuse ménagère de moins de 50 ans mère de famille

Cette notion de mommy-porn est née directement du phénomène d’édition qu’à été 50 nuances de Grey.

Pour établir cette définition, je suis redevable du site urban dictionnary  et du site la pensée du discours dont je vous recommande chaudement l’article passionnant sur le sujet.

Voici donc mon top trois des trois livres que j’ai lu :

En troisième position :

80-notes-jaune   Présentation de l’éditeur : Enfermée dans une relation d’un ennui mortel, Summer trouve refuge dans la musique et joue Les Quatre Saisons de Vivaldi dans le métro londonien. Lorsque son violon est détruit au cours d’une violente altercation, la jeune femme reçoit une offre étonnante : Dominik, séduisant professeur d’université à la sensualité débordante, se propose de lui fournir un nouveau violon en échange d’un concert privé. C’est le début d’une relation tumultueuse, placée sous le signe de la soumission. Summer a tôt fait de découvrir de nouvelles formes de plaisir…

Manque de bol, celui-ci sort des critères direct : Vina Jackson n’existe pas ! ce sont deux auteurs qui ont écrit le livre, l’un s’occupant de l’héroine en écrivant à la première personne, l’autre à la troisième personne pour Dominik. C’est le livre qui m’a le plus « dérangé ». Pas parce que c’est celui décrit le mieux l’initiation dans le BDSM, avec une montée en puissance des situations, une vraie relation dominateur/esclave, le potentiel dangereux d’une telle relation (spoiler : à un moment les protagonistes se séparent, et Summer tombe sous la coupe d’un dominateur qui est aussi un pervers dans le sens psychiatrique du terme). Ce qui m’a dérangé c’est que c’est vendu comme étant de la même veine que 50 nuances de Grey, qui est une love story, et que je n’ai pas du tout senti d’amour entre Summer et Dominik. J’ai eu une impression de froideur en lisant le livre qui ne s’est jamais démentie et moi, j’ai un

coeur-artichaut-copie-1Je ne lirai pas la suite parce que je n’ai pu m’attacher à aucun personnage.

En deuxième position :

7753524174_50-nuances-de-grey-d-erika-leonard-jamesPrésentation de l’éditeur : Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

A l’opposé du spectre de 80 notes (et je ne parle pas de colorimétrie !) nous avons donc le fameux Grey. Et comment dire… « Ça dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insupportable » comme le chante si bien Anaïs! Là encore, j’ai eu du mal à « empathiser » avec les personnages. Tout est raconté par Ana, et se résume à « Whaou ! Au mon dieu ! Il est si beau que je l’aime ! D’abord quand on a des pieds comme les siens ont ne peut que l’aimer ! Au mon Dieu ! Whaou ! ». Si on peut comprendre un coup de foudre entre une jeune fille totalement naïve et innocente (lol j’ai même tendance à le lire au deuxième degré le mot innocence là, genre innocente du village), elle n’évolue absolument pas dans son adulation béate et franchement elle passe de nunuche vierge à nunuche qui s’est fait attachée et fessée… Et c’est tout ce que j’ai retenue de la trilogie (car oui, je me suis infligée les trois livres, pour comprendre pourquoi ce phénomène d’édition, et bien je n’ai pas encore compris pourquoi, c’est mal écrit, parfois même totalement décousu)

Je ne lirais donc pas la suite parce qu’il y en a pas lol Et même s’il y en avait une…

1ère position :

79205710Présentation de l’éditeur : Lorsqu’il est entré dans ma vie, je ne savais rien de Gideon Cross sinon qu’il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j’en fus ébranlée. J’ignorais encore tout de sa force et de ses failles, de ce besoin qu’il avait de posséder et de dominer, de l’abîme au bord duquel il oscillait. Je n’imaginais pas que chacun deviendrait le miroir de l’autre – un miroir dans lequel se reflèteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient tous deux.

Là aussi, vendu comme étant dans la mouvance de 50 nuances. Et comme une trilogie alors que l’auteur elle-même dit qu’elle n’a pas fini cette histoire ! Marketing, quand tu nous tiens… Et bien là, j’avoue, j’ai bien aimé. On évacue toute suite la question : oui, il y a du sexe. Beaucoup. Mais pour une fois les personnages sont crédibles, leurs réactions aussi. Ce sont tout les deux des accidentés de la vie, un traumatisme d’enfance qui les a bousillés. Gideon essaye de gérer ça par le contrôle obsessionnel, elle se raccroche à la thérapie faite lors de son adolescence. Entre c’est passionnel, obsessionnel, à la limite de la folie, et chacun perçoit le danger que cette relation peut présenter : sur le fil du rasoir, elle peut devenir extrêmement toxique ou être une planche de salut.

Alors là oui, je lirai la suite.